États-Unis : les créations d’emplois marquent un coup de frein en mai
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La Fed devrait conserver un taux directeur élevé à l'issue de sa réunion les 11 et 12 juin prochain.
Joshua Roberts
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La Fed devrait conserver un taux directeur élevé à l'issue de sa réunion les 11 et 12 juin prochain.
Joshua Roberts
Coup de frein pour l'économie américaine. Selon l'enquête mensuelle ADP/Stanford Lab publiée ce mercredi, les créations d'emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis ont ralenti en mai, en raison notamment d'une forte dégradation dans le secteur manufacturier.
Le mois dernier, 152.000 emplois privés ont été créés, contre 188.000 en avril. Un chiffre révisé en légère baisse. De leur côté, les analystes attendaient un ralentissement moins fort, et tablaient sur 175.000 créations, selon le consensus de Market Watch.
Ces chiffres sont considérés comme un indicateur de la situation de l'emploi dans le pays, avant la publication vendredi des chiffres officiels de l'emploi pour mai.
Le taux de chômage est attendu stable à 3,9%, mais une nouvelle hausse des créations d'emplois est anticipée, à 190.000 contre 175.000, selon Market Watch.
Le marché de l'emploi continue de se rééquilibrer, après un manque de main-d'œuvre pendant la reprise économique à l'issue de la crise sanitaire. Car les employeurs ne parvenaient pas à recruter en nombre suffisant ni à garder leurs salariés.
Pour attirer les candidats et fidéliser leurs employés, ils avaient offert des salaires plus élevés et des conditions plus avantageuses. Cela avait conduit au mouvement de la « Grande démission », les employés ayant massivement changé d'emploi pour profiter de ces conditions favorables.
Mais en avril, le nombre de postes vacants est tombé à son plus bas niveau depuis février 2021 à 8,06 millions contre 8,35 millions le mois d'avant, selon les chiffres du département du Travail.
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Un marché de l'emploi plus équilibré, et donc avec des hausses de salaires moins fortes, est par ailleurs nécessaire pour faire ralentir l'inflation, que la première économie du monde peine à contenir, et qui avait rebondi début 2024.
Pour la juguler, la banque centrale américaine (Fed), qui est en première ligne, maintient des taux très élevés depuis l'été dernier, dans la fourchette de 5,25 à 5,50%, leur plus haut niveau en 20 ans. Des taux que la Fed a, une fois encore, décidé de ne pas toucher à l'issue de sa dernière réunion en mai.
Cela conduit les banques à proposer des crédits à taux plus élevés à leurs clients, qu'ils soient des ménages ou des entreprises. La prochaine réunion de la Fed aura lieu les 11 et 12 juin, et elle devrait maintenir les taux à ce niveau. Aucune baisse n'est attendue par les acteurs du marché avant les réunions de septembre ou novembre.
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En mai, le patron de la Fed Jerome Powell avait écarté la possibilité d'une prochaine hausse des taux d'intérêt. Il est « peu probable que le prochain mouvement sur les taux soit une hausse », et il faudra sans doute « plus de temps que prévu », avait-il déclaré.
(Avec AFP)
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