Face aux droits de douane de Trump, l'UE a prévu de riposter
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L'Union européenne a « regretté » dimanche la hausse des droits de douane américains sur les produits du Canada, du Mexique et de Chine.
Carlos Barria
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L'Union européenne a « regretté » dimanche la hausse des droits de douane américains sur les produits du Canada, du Mexique et de Chine.
Carlos Barria
La guerre commerciale entamée par Donald Trump commence à inquiéter ses partenaires commerciaux. L'Union européenne a « regretté » dimanche la hausse des droits de douane américains sur les produits du Canada, du Mexique et de Chine. Elle qualifie cette mesure de « nocive pour toutes les parties » au lendemain de la signature des décrets par Donald Trump.
« L'UE est fermement convaincue que des droits de douane peu élevés favorisent la croissance et la stabilité économique », mais « ripostera avec fermeté » si elle est ciblée par des droits de douane « injustes », a prévenu la Commission. Donald Trump a plusieurs fois affirmé sa volonté d'imposer également des droits de douane sur les produits européens. Le milliardaire new-yorkais a même laissé entendre vendredi que l'UE pourrait être à son tour bientôt concernée, estimant qu'elle avait « très mal traité » les États-Unis. L'exécutif européen a cependant indiqué ne pas avoir connaissance de nouvelles taxes « à l'heure actuelle ».
« Nos relations commerciales et d'investissement avec les États-Unis sont les plus importantes au monde. Les enjeux sont considérables. Nous devrions tous deux chercher à renforcer ces relations », a-t-elle également fait valoir.
Le président américain a mis samedi à exécution sa menace de s'en prendre aux trois principaux partenaires commerciaux des États-Unis, qui représentent au total plus de 40% des importations du pays. Il a ainsi imposé 25% de droits de douane sur les produits provenant du Canada et du Mexique, et 10% supplémentaires à ceux déjà existants sur les produits chinois. Le président républicain affirme vouloir ainsi forcer les trois pays à agir pour diminuer le trafic de fentanyl et les arrivées de migrants illégaux aux États-Unis. Les mesures américaines entreront en vigueur au plus tôt mardi, selon un premier décret présidentiel que l'AFP a pu consulter.
« Les droits de douane créent des perturbations économiques inutiles et alimentent l'inflation. Ils sont préjudiciables à toutes les parties », a commenté la Commission européenne, jugeant par ailleurs que l'« ouverture des marchés et le respect des règles du commerce international sont essentiels à une croissance économique forte et durable ».
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Les pays visés ont ainsi prévu de riposter. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a déjà annoncé que des droits de douane seraient imposés en représailles sur les produits américains, sans donner de détails. De son côté, le Canada va imposer des droits de douane de 25% sur des produits américains pour un total de 155 milliards de dollars canadiens » (102 milliards d'euros), a annoncé le Premier ministre démissionnaire Justin Trudeau.
La Chine, quant à elle, prendra des mesures « correspondantes pour protéger résolument » les « droits et intérêts » chinois, a réagi le ministère chinois du Commerce dans un communiqué. « Les guerres commerciales n'ont pas de vainqueur », a jugé le ministère chinois des Affaires étrangères.
Mais la situation risque de s'envenimer encore un peu plus alors que Donald Trump a également répété dimanche matin que « le Canada devrait devenir notre cher 51e État ». Ce qui impliquerait, selon lui, « des impôts bien plus faibles et une protection militaire bien meilleure pour les Canadiens - ET PAS DE DROITS DE DOUANE ». Le républicain a déjà évoqué plusieurs fois la possibilité pour les États-Unis et le Canada de fusionner.
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Par ailleurs, Donald Trump a reconnu dimanche matin que les droits de douane qu'il a instaurés la veille avec les principaux partenaires des États-Unis, provoquant une guerre commerciale, vont « peut-être » faire souffrir les Américains, mais que cela « vaudra le prix ». « Est-ce que cela va faire souffrir ? Oui, peut-être. Et peut-être pas. Mais nous allons rendre sa grandeur à l'Amérique et cela vaudra le prix qu'il faudra payer », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social en lettres capitales.
(Avec AFP)
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