Famille Bolsonaro : petits arrangements entre amis au Brésil ?

 |   |  500  mots
Flavio Bolsonaro, l'un des fils du président brésilien aurait reçu sur son compte bancaire, en juin et juillet 2017, 48 dépôts d'une valeur totale de 96.000 réais (environ 30.000 dollars au taux de change actuel)
Flavio Bolsonaro, l'un des fils du président brésilien aurait reçu sur son compte bancaire, en juin et juillet 2017, 48 dépôts d'une valeur totale de 96.000 réais (environ 30.000 dollars au taux de change actuel) (Crédits : Adriano Machado)
C'est une affaire qui tombe mal pour le président brésilien Jair Bolsonaro, champion de la lutte anticorruption. Son fils aîné Flavio et son chauffeur auraient bénéficié de virements suspects.

L'agence gouvernementale chargée de surveiller les transactions financières (COAF) a découvert des dépôts de sommes d'argent "suspects" sur un compte bancaire de Flavio Bolsonaro, l'un des fils du président Jair Bolsonaro, a affirmé vendredi la chaîne Globo. Flavio Bolsonaro, fils aîné du chef de l'Etat, aurait reçu sur son compte bancaire, en juin et juillet 2017, 48 dépôts d'une valeur totale de 96.000 réais (environ 30.000 dollars au taux de change actuel), selon Globo dévoilant un rapport de la COAF. Selon ce rapport, l'institution n'a pas été en mesure d'établir l'origine de ces dépôts.

Il s'agit de 48 dépôts d'un montant de 2.000 réais chacun auprès d'une agence bancaire de l'Etat de Rio, et les dépôts jugés suspects ont été effectués sur une période de cinq jours, toujours selon Globo. Après avoir été député de l'Etat de Rio, Flavio Bolsonaro a été élu sénateur fédéral lors des élections générales d'octobre et doit débuter son mandat en février.

Une enquête stoppée sur le chauffeur de Flavio Bolsonaro

Les informations de Globo sont publiées au lendemain d'une décision de la Cour suprême du Brésil de suspendre l'enquête sur des mouvements financiers suspects de Fabricio José de Queiroz, chauffeur de Flavio Bolsonaro, portant sur un montant de 1,2 million de réais en 2016 et 2017. Ces mouvements financiers étaient apparemment incompatibles avec les revenus de José de Queiroz. Aucune précision officielle n'ayant été fournie sur les motivations de la suspension décidée mercredi par le juge Luiz Fux, la presse a évoqué la possibilité qu'elle corresponde à une demande de Flavio Bolsonaro. Celui-ci a nié toute irrégularité lors d'une interview vendredi à la chaîne de télévision Record TV.

Convoqué plusieurs fois par la justice à Rio de Janeiro, José de Queiroz ne s'est pas présenté, invoquant des problèmes de santé. Il a assuré que les mouvements sur son compte provenaient de ses affaires. "Je suis un homme d'affaires. Je fais de l'argent, j'achète des voitures, je les revends", a-t-il assuré à la télévision SBT. L'un des mouvements suspects est un versement de 24.000 réais (environ 5.500 euros) sur le compte de Michelle Bolsonaro, aujourd'hui Première dame. Jair Bolsonaro, alors président élu, a expliqué qu'il s'agissait du remboursement d'un prêt non déclaré.

Une affaire qui tombe mal pour Jair Bolsonaro

Cette affaire tombe mal pour Jair Bolsonaro, dont la lutte anticorruption a été l'un des grands thèmes de campagne et qui est l'un des rares hommes politiques brésiliens à ne pas avoir été éclaboussé à ce jour par un scandale. "Si une erreur a été commise, que ce soit par moi, mon fils ou (son assistant) Queiroz, nous paierons pour cette erreur, parce que nous ne pouvons pas montrer la moindre connivence avec quelque erreur que ce soit", avait-il déclaré.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/01/2019 à 12:13 :
L'histoire n'est pas en faveur de ces partis.
a écrit le 20/01/2019 à 9:24 :
Il faut toujours se méfier des extrêmes qui promettent de laver plus blanc. L'histoire prouve que c'est toujours pire avec eux.
a écrit le 20/01/2019 à 2:26 :
Ils s'en sortiront avec la théorie du complot et l'aveuglement de leurs fanatiques qui au fond se fichent bien des magouilles, surtout les évangelistes
a écrit le 19/01/2019 à 13:30 :
Encore un "anti-système" ... De nos jours, il suffit d'être vulgaire, de faire des déclarations fracassantes et de s'asseoir sur les conventions pour être élu. Bienvenu dans l'ère de la telé-realité.
a écrit le 19/01/2019 à 11:32 :
Tout comme TEMER juste avant et LULA encore avant, la corruption en oligarchie est tacite. Le besoin de dominer impose le besoin de corrompre. La peur est mauvaise conseillère or "tout est bruit pour celui qui a peur" Sophocle.

"Le Brésil est-il fasciste ?" https://www.monde-diplomatique.fr/2018/11/LAMBERT/59236 (article gratuit)

Par ailleurs les gars je vous ferais dire que nos LREM ne sont qu'une association de filiations oligarchiquesen train de piller le pays pour leurs parents et réseaux mais c'est toujours plus facile de parler de la paille dans l'oeil du voisin que de la poutre que l'on a dans le sien, confortant notre régime oligarchique à nous.
a écrit le 19/01/2019 à 10:32 :
Et soudain le Brésil vit jaillir Bolsonaro ...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :