Grippe aviaire : une souche détectée pour la première fois aux États-Unis
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Au total depuis début 2024, une soixante de cas humains de grippe aviaire ont été officiellement confirmés aux États-Unis.
Reuters
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Au total depuis début 2024, une soixante de cas humains de grippe aviaire ont été officiellement confirmés aux États-Unis.
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Si la grippe aviaire circule déjà aux États-Unis, une souche inédite vient d'être détectée. « La présence de l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N9 de la lignée eurasienne goose/Guangdong (...) et de l'IAHP H5N1 (...) a été confirmée dans un élevage commercial de canards dans le comté de Merced, en Californie », a indiqué l'organisation mondiale de la santé animale (OMSA), dans un rapport consulté par l'AFP ce mardi 28 janvier.
Selon ce rapport, ce cas a été confirmé le 13 janvier et son origine n'est pas connue. Les 119.000 volailles de l'élevage ont été euthanasiées. « Le Service d'inspection sanitaire des animaux et des plantes (APHIS) du ministère américain de l'Agriculture, en collaboration avec les responsables de la santé animale et de la faune sauvage des États, mène des enquêtes épidémiologiques approfondies et une surveillance renforcée en réponse aux événements liés à l'influenza aviaire hautement pathogène », est-il encore indiqué.
Avant même la détection de cette souche inédite pour le territoire américain, le gouvernement de Joe Biden avait annoncé mi-janvier un nouveau financement pour développer des vaccins à ARN messager contre des maladies émergentes. Objectif : accélérer les tests sur la grippe aviaire. 211 millions de dollars devaient ainsi être débloqués en ce sens. Sachant que, au début du mois, l'administration Biden avait déjà indiqué allouer 306 millions de dollars pour soutenir les programmes de préparation et de surveillance ainsi que la recherche médicale contre la grippe aviaire.
Ces mesures ont fait partie des dernières prises par le démocrate avant de céder sa place à Donald Trump, arrivé au pouvoir le 20 janvier dernier. Et sa façon de gérer la menace de la grippe aviaire inquiète. Le républicain a choisi au ministère de la Santé Robert Kennedy Jr. Ce sceptique notoire vis-à-vis des vaccins a promis de réformer les agences sanitaires. Il a aussi fait la promotion du lait cru, pourtant considéré comme un vecteur de la grippe aviaire.
Dès sa prise de fonction, Donald Trump a signé un décret visant à retirer les États-Unis de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il a justifié cette décision par l'écart des contributions financières américaines et chinoises. En outre, il considère que l'OMS « arnaque » son pays. Or, sans coopération et échanges d'informations entre les États-Unis et cette organisation, le suivi international de la grippe aviaire devrait être plus difficile.
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Ce potentiel retrait des États-Unis de l'OMS inquiète d'autant plus que la souche H5N1 de la grippe aviaire circule fortement chez les animaux outre-Atlantique. Les experts craignent d'ailleurs que cela facilite une mutation du virus, lui permettant de se transmettre d'un humain à un autre. Certains redoutent même que le virus ne se mélange à la grippe saisonnière et devienne ainsi davantage transmissible, déclenchant une véritable pandémie.
Les États-Unis ont d'ailleurs recensé début janvier un premier décès humain lié au virus H5N1. Il s'agissait d'un homme de plus de 65 ans qui avait contracté la maladie au contact d'oiseaux de basse-cour et sauvages. Au total depuis début 2024, une soixante de cas humains de grippe aviaire a été officiellement confirmée dans le pays. Sachant que d'autres ont pu être passés inaperçus, selon les autorités. Aucune propagation de la maladie d'une personne à l'autre n'a toutefois été observée.
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La situation n'est pas seulement préoccupante aux États-Unis. Ce lundi, un « rare » cas humain de grippe aviaire a été détecté au Royaume-Uni, comme l'a annoncé l'agence de sécurité sanitaire britannique. La personne, dont le sexe n'a pas été précisé, a été infectée dans une ferme dans le centre de l'Angleterre, où elle a été en contact de manière « proche et prolongée avec un grand nombre d'oiseaux infectés ». Son état est toutefois qualifié de « bon ». « Le risque pour le grand public reste très faible », selon l'agence qui a rappelé qu'aucune transmission d'humain à humain du virus n'a été « démontrée ».
À l'échelle mondiale, près de la moitié des 954 infections humaines par le virus H5N1 enregistrées depuis 2003 ont été mortelles, d'après les chiffres de l'OMS.
(Avec AFP)
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