Pourquoi le changement climatique attise les convoitises pour le Groenland et le canal de Panama
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Un porte-conteneurs sur le canal de Panama.
STRINGER
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Un porte-conteneurs sur le canal de Panama.
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Riche en hydrocarbures et surtout en ressources minières, l'Arctique suscite bien des convoitises. Outre les pays riverains qui en sont membres de droit — Canada, Danemark, États-Unis, Finlande, Islande, Norvège, Suède et Russie —, le Conseil de l'Arctique, fondé en 1996, rassemble des peuples autochtones et treize pays ayant un statut d'observateur, dont la Chine, qui évoque à ce sujet une « route de la soie polaire ».
Ces convoitises ont été exacerbées par le rôle essentiel de certains minéraux, dont les terres rares, dans les transitions numérique et écologique, et par la mainmise chinoise sur l'essentiel de ces ressources. Selon les estimations, la région en recèlerait 20 à 25 % des réserves connues.
La ruée vers l'Arctique s'est également accrue sous l'effet du réchauffement climatique, trois fois plus rapide aux pôles que dans le reste du monde. Ces trente dernières années, pas moins de 11 000 miles carrés (soit 29 000 kilomètres carrés) auraient fondu, et le nombre de jours navigables de la route maritime du nord, de quarante-cinq jours en moyenne entre 1980 et 1999, s'est déjà accru de dix jours la décennie suivante et pourrait gagner encore de vingt à trente jours d'ici à 2080.
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Globalement, le trafic maritime dans la zone a augmenté de 37 % lors des dix dernières années, et le nombre de kilomètres parcourus a crû de 111 % entre 2013 et 2023. Bien qu'elles ne soient, pour longtemps encore, praticables qu'entre avril et novembre, avec un certain degré d'incertitude, les routes de l'Arctique sont plus rapides et supposées plus sûres que les canaux, plus exposés à la piraterie.