Ports chinois : comment Pékin redessine les routes maritimes mondiales et inquiète les États-Unis
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Pékin a investi dans de nombreux ports étrangers à travers le monde.
Reuters
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Pékin a investi dans de nombreux ports étrangers à travers le monde.
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Donald Trump l'a répété une nouvelle fois après son investiture lundi 20 janvier : il veut récupérer le canal de Panama. Parmi ses raisons, la Chine « exploite », selon lui, le passage construit par les États-Unis et qui appartient au Panama depuis 1999. Si Pékin ne le contrôle pas, contrairement à ce qu'avance le nouveau président des États-Unis, cette paranoïa illustre un phénomène qui inquiète depuis plusieurs années les hauts responsables américains : l'influence grandissante de l'empire du Milieu sur les infrastructures maritimes.
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La Chine est le premier exportateur mondial, et la grande majorité du commerce international, 80 % en volume, passe par la mer. Dans ce contexte, Pékin a investi dans de nombreux ports étrangers à travers le monde. Le pays est ainsi impliqué dans 129 projets de ports au total, notamment en Afrique, Asie, Europe et de plus en plus en Amérique du Sud via, majoritairement, des participations minoritaires. Mais dans 17 d'entre eux, la Chine possède une participation majoritaire, comme le montrent les chiffres publiés par le Council on Foreign Relations.