Guerre en Ukraine : ces entreprises françaises dans le guêpier russe

Fanny Guinochet
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Yves Herman

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Ce lundi 28 février, l'usine Renault en Russie - la seule en nom propre - n'a pas ouvert ses portes. Les chaînes de production sont restées à l'arrêt. Motif : le manque de pièces venues de l'extérieur, et les problèmes logistiques. Premiers résultats tangibles des sanctions économiques. Le constructeur français minimise, et explique qu'il s'agit d'une petite unité de production, où sont fabriquées à peine 90.000 véhicules par an, - alors que via sa holding locale avec Avtovaz, Renault produit plus de 300 000 Lada- . Il n'empêche, le coup est rude pour la marque au losange. Surtout qu'aucune date de réouverture n'est prévue. Pour l'instant, elle évite de se prononcer mais il va de soi qu'elle pourrait reconsidérer sa présence dans ce pays. La Russie est le deuxième marché du groupe Renault dans le monde derrière l'Europe. Et le 18 février, Luca de Meo, le directeur général du groupe expliquait "suivre de très très près la situation, la marque ayant de nombreux intérêts dans l'évolution du marché".
Fanny Guinochet