Guerre en Ukraine : les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon entrent dans le jeu
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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a beau juger qu'il est temps de « discuter » sérieusement de paix avec Moscou, le ministère de la Défense russe a assuré avoir utiliser la veille des missiles hypersoniques « Kinjal » pour détruire un entrepôt souterrain d'armements dans l'ouest de l'Ukraine, une première selon l'agence d'Etat Ria Novosti.
La Russie n'avait jusque-là jamais fait état de l'emploi de ce missile balistique dans les deux conflits où elle est belligérante, l'Ukraine et la Syrie. Il a été déployé de nombreuses fois en exercices depuis le premier test réussi en 2018. Le président ukrainien a pour sa part estimé que « des négociations portant sur la paix et la sécurité pour l'Ukraine sont la seule chance pour la Russie de minimiser les dégâts causés par ses propres erreur ».
Plusieurs rounds de tractations entre Kiev et Moscou se sont déroulés en présentiel et par visioconférence depuis l'invasion russe de l'Ukraine lancée le 24 février. Le quatrième s'est ouvert lundi au niveau de délégations négociant à distance. Le chef de la délégation russe a évoqué vendredi soir un « rapprochement » des positions sur la question d'un statut neutre de l'Ukraine - à l'instar de la Suède et de l'Autriche - et des progrès concernant la démilitarisation du pays. Il a toutefois relevé des « nuances » à propos des « garanties de sécurité » réclamées par l'Ukraine.
Mais un membre de la délégation ukrainienne, le conseiller de la présidence Mikhaïlo Podoliak, a indiqué que les « déclarations de la partie russe ne sont que leurs demandes de départ ». « Notre position n'a pas changé: cessez-le-feu, retrait des troupes (russes) et garanties de sécurité fortes avec des formules concrètes », a-t-il tweeté.
La cheffe de la diplomatie britannique, Liz Truss, a, elle, déclaré samedi redouter que les pourparlers sur la paix entre l'Ukraine et la Russie ne soient qu'un « écran de fumée » utilisé par le Kremlin avant une nouvelle offensive. Dans une interview au quotidien The Times, Liz Truss, a dit être « très sceptique » sur les négociations, estimant que la Russie s'en servait comme une diversion pour « regrouper » ses forces.
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Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, est, lui, attendu samedi en Inde pour des « discussions franches », selon Tokyo, sur le manque de volonté de New Delhi de condamner l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Contrairement aux autres membres de l'alliance du "Quad" -le Japon, l'Australie et les Etats-Unis-, l'Inde s'est abstenue lors des votes de trois résolutions à l'ONU condamnant l'opération militaire de Moscou, et s'est contentée d'appeler à l'arrêt des violences. Tokyo étant « consciente » des liens historiques entre New Delhi et Moscou et de la situation géographique de l'Inde.
Pour ministère indien des Affaires étrangères, les discussions avec le Premier ministre japonais seront « l'occasion (...) d'échanger des points de vue sur des questions régionales et mondiales d'intérêt commun afin de faire progresser leur partenariat pour la paix, la stabilité et la prospérité dans la région indo-pacifique et au-delà ».
La Russie est en outre le premier fournisseur d'armes de l'Inde, qui a cependant besoin du soutien du "Quad" face à l'influence croissante de la Chine dans la région. Le président américain Joe Biden a d'ailleurs « décrit les implications et conséquences si la Chine fournissait un soutien matériel à la Russie alors qu'elle mène une attaque brutale contre les villes et civils ukrainiens », dans un entretien vidéo avec son homologue chinois Xi Jinping, a fait savoir vendredi la Maison Blanche.
Les deux dirigeants ont signalé leur volonté de « garder des canaux de communication ouverts » lors de cet entretien qui a duré près de deux heures et qui a surtout été consacré à la guerre en Ukraine, selon un communiqué de l'exécutif américain, publié près de quatre heures après la fin de la conversation. Joe Biden a par ailleurs « détaillé » les dures sanctions économiques et financières imposées par les Occidentaux à la Russie.
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Xi Jinping a maintenu l'ambiguïté, en estimant vendredi que des conflits militaires n'étaient « dans l'intérêt de personne », et en soulignant que « la crise ukrainienne (n'était) pas quelque chose que nous souhaitions voir ». La Chine a aussi appelé les Etats-Unis et l'Otan à avoir un « dialogue » avec la Russie sur les « préoccupations de sécurité » de Moscou. Les Etats-Unis eux s'inquiètent d'une possible aide militaire de la Chine à la Russie, ou de voir Pékin aider Moscou à contourner les sanctions occidentales.
(Avec AFP)
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