Sanctions contre la Russie : l'Europe vise de nouveaux produits agricoles
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Les mesures ont été approuvées ce vendredi par des représentants des Vingt-Sept lors d'une réunion à Bruxelles.
Francois Lenoir
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Les mesures ont été approuvées ce vendredi par des représentants des Vingt-Sept lors d'une réunion à Bruxelles.
Francois Lenoir
[Article publié le 14 mars 2025 à 18 h 00, mis à jour à 19 h 17]
L'Union européenne (UE) va imposer des droits de douane à de nouveaux produits agricoles et engrais importés de Russie et de la Biélorussie, proche alliée de Moscou, a annoncé le Conseil de l'UE, qui représente les 27 États membres, dans un communiqué ce vendredi 14 mars. Les produits agricoles frappés par les nouveaux droits de douane représentent les 15 % d'importations dans l'UE qui n'étaient pas encore concernées par ce type de sanctions, a précisé le Conseil de l'UE dans un communiqué.
Certains engrais ou fertilisants azotés, représentant plus de 25 % des importations totales de l'UE, seront aussi frappés de taxes supplémentaires. Mais afin d'amortir le choc sur les acheteurs européens, cette hausse de taxes sera progressive, étalée sur trois ans, a précisé l'instance représentant les Vingt-Sept.
Ces mesures ont été approuvées ce vendredi par des représentants des Vingt-Sept lors d'une réunion à Bruxelles. Le Conseil de l'UE doit désormais négocier une version finale du texte avec le Parlement européen afin qu'il puisse entrer en vigueur.
« Nous surveillerons attentivement la mise en œuvre de ces taxes afin de garantir que l'industrie des engrais et les agriculteurs de l'UE soient protégés, tout en réduisant simultanément les dépendances de l'UE, en préservant la sécurité alimentaire mondiale et en affaiblissant davantage l'économie de guerre de la Russie », a commenté ce vendredi Krzysztof Paszyk, ministre polonais du Développement, dont le pays assure la présidence semestrielle du Conseil.
Il s'agit d'un des volets de la politique de sanctions de l'UE contre la Russie décidée après l'invasion de l'Ukraine en février 2022. Le but est d'accroître la pression financière sur Moscou dans le cadre de cette guerre en supprimant des sources de revenus.
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Les taxes imposées l'an dernier visaient notamment les céréales, les oléagineux russes et leurs produits dérivés. Le but désormais est que l'ensemble des importations agricoles en provenance de Russie soit concerné.
Pour rappel, la Commission européenne avait proposé fin janvier aux pays membres d'élargir la palette des produits visés par les droits de douane. Elle avait précisé que ces mesures ne concerneraient pas le transit via l'UE de produits agricoles à destination de pays tiers, en Afrique ou au Moyen-Orient par exemple, afin de « préserver la sécurité alimentaire mondiale ».
L'Europe reste très dépendante de la Russie pour ses achats de fertilisants : en 2024, plus d'un quart de ses importations d'engrais provenait de Russie, soit 6,2 millions de tonnes sur un total de 24 millions de tonnes importées, tous engrais confondus, selon les données de la Commission.
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Le G7, réuni dans un climat agité par le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, a affirmé son unité ce vendredi en menaçant la Russie de sanctions si elle n'acceptait pas le cessez-le-feu auquel l'Ukraine a donné son feu vert. Les pays membres du G7 « ont réaffirmé leur soutien indéfectible à l'Ukraine dans la défense de son intégrité territoriale », écrivent-ils dans leur déclaration finale vendredi matin, en évoquant l'« agression » russe, une terminologie qu'évitait le nouveau pouvoir américain. Ils ont également « appelé la Russie » à accepter à son tour la proposition de trêve de trente jours validée par l'Ukraine en début de semaine. Faute de quoi, « de nouvelles sanctions » seront envisagées, a menacé le club des grandes démocraties industrialisées, parvenu à parler d'une même voix en dépit d'un contexte électrique. Le G7 a également demandé des « dispositifs de sécurité solides » pour l'Ukraine afin d'éviter toute nouvelle « agression ».
(Avec AFP)
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