Certains ont protesté ces derniers jours dans la ville de Césarée, aux abords de la résidence privée du Premier ministre, Benyamin Netanyahou. Munis de pancartes portant le nom des villages et kibboutz du nord du pays sous le feu du Hezbollah libanais, ils voulaient rappeler le sort des 60 000 déplacés israéliens qui ne peuvent regagner leur maison depuis le 7 octobre. D'autres se sont massés devant la Knesset, à Jérusalem, avec des panneaux affichant « Bibi sourit, nos enfants meurent ». Un slogan qui fustige les lourdes pertes essuyées par l'armée depuis le début de l'opération terrestre à Gaza (plus de 300 soldats tués) et le projet de loi poussé par les partis religieux de la coalition, visant à maintenir l'exemption militaire des Juifs ultraorthodoxes (13 % de la population).
Tous réclament la signature d'un accord pour la libération des 116 otages détenus par le Hamas, dont moins de 50 seraient vivants, et la tenue d'élections anticipées. Le prochain scrutin est normalement prévu en 2026. « Comme beaucoup dans le pays, je ressens une grande anxiété et un profond désespoir devant cette guerre prolongée qui paraît sans fin, qui semble n'avoir ni objectifs ni résultats clairs, puisque nos captifs ne sont pas revenus, le Hamas n'a pas été vaincu et de nombreux Israéliens du Nord et du Sud sont toujours évacués de leurs maisons », résume Yifat Gadot lors d'un autre rassemblement à Tel-Aviv ce jeudi. Gynécologue, cette mère de trois enfants s'inquiète pour son fils aîné, enrôlé dans une unité spéciale combattante, déployée depuis huit mois et demi à Gaza.