Jeff Bezos, Elon Musk..., plusieurs milliardaires américains ne paient aucun impôt sur le revenu
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Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon est l'homme le plus riche du monde selon Forbes
Lindsey Wasson
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Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon est l'homme le plus riche du monde selon Forbes
Lindsey Wasson
S'ils se situent tous deux sur le podium des trois hommes les plus riches du monde, Elon Musk et Jeff Bezos sont parvenus à échapper à l'impôt fédéral américain par le passé, selon les révélations de l'organisation indépendante ProPublica.
D'après cette organisation basée à New York, qui affirme sur son site internet vouloir "dénoncer les abus de pouvoir et la trahison de la confiance du public", le patron d'Amazon Jeff Bezos n'a payé aucun impôt fédéral en 2007 et 2011, et Elon Musk, à la tête de Tesla, y a échappé en 2018. Jeff Bezos est l'homme le plus riche au monde avec une fortune estimée à plus 188 milliards de dollars selon Forbes.
Les hommes d'affaires Michael Bloomberg et Carl Icahn ainsi que le philanthrope George Soros sont aussi parvenus à ne payer aucun impôt fédéral certaines années, poursuit ce compte-rendu.
Il ne s'agit pas de fraude, mais d'optimisation fiscale qui permet de réduire l'impôt de manière parfaitement légale, précise ProPublica.
L'organisation affirme par exemple que Jeff Bezos a demandé et réussi à obtenir un crédit d'impôt de 4.000 dollars pour ses enfants en 2011, une année où il a fait part dans sa déclaration d'impôts de pertes en investissements supérieures à ses revenus annuels.
Ces révélations interviennent alors que Joe Biden entend taxer les plus riches (plus de 400.000 dollars de revenus par an) pour financer son plan d'investissement dans les infrastructures. Une intitiative soutenue par le Fonds monétaire international qui, en avril, a recommandé aux gouvernements ayant besoin de ressources supplémentaires pour continuer à aider les plus vulnérables pour sortir de la crise, d'augmenter les impôts sur les plus riches ou les entreprises ayant fait plus de bénéfices pendant la pandémie. Outre le président américain et le FMI, plusieurs économistes font des propositions similaires. Spécialiste des inégalités, l'économiste Thomas Piketty plaide par exemple pour la mise en place d'un impôt mondial de 2% sur les fortunes supérieures à 10 millions d'euros, et ce à l'heure où les impôts sur le patrimoine en tant que tel - et non sur les revenus - ont quasiment disparu. Cette taxe rapporterait 1.000 milliards d'euros par an, avait-il précisé à l'AFP.
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Selon Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, professeurs à l'université de Berkeley en Californie, les 400 Américains les plus riches ont amassé une fortune correspondant à 18% du Produit intérieur brut américain, une part qui a doublé depuis 2010.
Ces annonces surviennent également au milieu d'âpres débats pour lutter contre l'évasion fiscale et faire en sorte que les multinationales paient leur part d'impôt.
Après des années de négociations infructueuses, les États du G7, à savoir le Royaume-Uni, la France, l'Italie, le Canada, le Japon, l'Allemagne et les États-Unis ont approuvé samedi à Londres une réforme qui semblait encore une vue de l'esprit il y a peu.
Elle repose sur deux piliers: une répartition équitable, entre les pays, des recettes fiscales provenant des 100 entreprises les plus rentables au monde - dont les fameux Gafa - et un impôt mondial sur les entreprises à un taux d'au moins 15%.
"C'est une première étape très importante, mais il y a encore du travail à faire pour aboutir à un accord au G20" des 9 et 10 juillet à Venise, puis "rallier la majorité des 139 pays qui négocient" sous l'égide de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), souligne une source proche des discussions.
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En avril, Jeff Bezos avait soutenu une hausse de l'impôt sur les sociétés", quelques jours après que Joe Biden s'est plaint qu'Amazon ne paye pas d'impôts sur les bénéfices.
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