À deux semaines de l’élection, la campagne de la candidate Kamala Harris s’assoupit et inquiète le camp démocrate.La fête est finie. Malgré une arrivée en fanfare de Kamala Harris dans l'arène présidentielle, fin juillet, les démocrates abordent la dernière ligne droite de la campagne avec une peur panique. Le sentiment est certes coutumier dans leur camp, mais il est nourri cette année par une impression de paralysie. Après avoir conquis la Toile et réussi à remettre l'espérance au goût du jour au fil de l'été, leur championne semble faire du surplace.
Les intendants du camp HarrisWalz ont affirmé dans un communiqué que leur collecte de fonds « a connu une baisse spectaculaire depuis la fin du mois de septembre » (quand bien même ils sont assis sur un trésor de guerre), et tardent à révéler leurs derniers bilans financiers, par crainte d'effrayer les plus petits donateurs, rapporte le New York Times. Et même si le gratin des célébrités américaines de Hollywood aux divas musicales dont Taylor Swift est la figure de proue s'est rangé derrière Kamala Harris, le processus de starification de celle-ci paraît incomplet.
Un cœur de cible peu enthousiaste
Pire : des bisbilles entre les équipes du président sortant et celles de son héritière putative polluent la campagne des démocrates, alors que certains fidèles du patriarche digèrent mal son départ forcé. Les problèmes de coordination ne passent pas inaperçus : c'est ainsi que Kamala Harris a critiqué le radical gouverneur républicain de Floride pour ne pas lui avoir répondu au sujet des dégâts des ouragans de ces dernières semaines... alors que Biden l'a remercié de sa « gentillesse » et de sa « coopération ». Pour couronner le tout, les cœurs de cible de la Californienne ne sont pas aussi enthousiastes à son égard qu'ils l'étaient avec Joe Biden en 2020.
Etienne De Metz Correspondant à New York