La cerise chilienne, gourmandise et convoitise de la Chine
Julien Gouesmat
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99% des cerises importées par la Chine sont chilienne. (Photo d'illustration)
© Reuters Photographer / Reuter
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Du mois d'octobre au mois de février, c'est la saison des cerises au Chili. Cette année, la récolte devrait être particulièrement abondante, permettant au pays de conserver sa place de leader mondial de la production.
Sur les quelque 500.000 tonnes récoltées en 2024, 92 % ont été exportés vers la Chine. Un chiffre en augmentation de 5.000 % en à peine vingt ans, témoignant d'un commerce à l'importance croissante pour les deux pays.
Le 29 janvier prochain marquera l'entrée dans l'année du serpent de bois. À cette occasion, lors des festivités de Chūnjié — le Nouvel An chinois —, 500 millions de déplacements et 90 milliards de dollars de dépenses sont attendus. Parmi ces consommations de fête, la cerise occupe une place particulière.
Symbole de luxe, la barquette coûtait 150 à 180 yuans il y a vingt ans, soit entre 20 et 25 euros. Elle est devenue aujourd'hui plus abordable et la population s'arrache le fruit, symbole de prospérité, où il s'offre en famille et entre amis.
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Le 8 décembre dernier, le premier cargo de la saison arrivait à Guangzhou (Canton), transportant des conteneurs réfrigérés remplis de 5 000 tonnes de cerises fraiches venues du Chili. Aussitôt, des milliers de Chinois affluaient devant les hubs logistiques, célébrant cette arrivée. Dernière preuve de l'attrait chinois pour la cerise, l'ambassadeur de Chine au Chili, Niu Qingbao s'est ainsi exprimé :
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Julien Gouesmat