La Chine tente de rassurer le monde sur l'état de santé de son économie

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Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, s'est efforcé, mercredi 9 septembre, de rassurer sur la capacité de la Chine à soutenir son économie et à stabiliser ses marchés boursiers, assurant que les principaux risques pour le système financier chinois étaient désormais maîtrisés et que les perspectives pour l'activité de la deuxième économie mondiale restaient positives.
Pékin a ainsi présenté une série de mesures visant à soutenir l'économie du pays, dont l'essoufflement continue de se faire sentir sur les marchés financiers et a entraîné en l'espace de quelques semaines, sur les Bourses chinoises, l'effacement des gains engrangés depuis le début de l'année.
Ainsi, le gouvernement va accélérer les projets de construction majeurs, faire bénéficier davantage de petites et moyennes entreprises de rabais fiscaux et encourager les investissements de capitaux privés dans des "secteurs clefs", a assuré le ministère dans un communiqué.
Le ministère n'a dévoilé aucun montant concernant cet accroissement des dépenses publiques. Mais il a précisé que, fin août, le gouvernement central avait déjà dépensé 96% de son budget annuel dévolu aux investissements d'infrastructures.
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Pour tenter d'endiguer l'essoufflement de l'activité, le gouvernement a engagé depuis fin 2014 des mesures d'assouplissement monétaire à répétition, dont cinq baisses des taux d'intérêt. Il avait par ailleurs procédé à plusieurs rabais fiscaux pour les petites entreprises et les exportateurs. Mais sans effet notable : les importations chinoises se sont repliées en août pour le dixième mois consécutif, plongeant de 13,8% sur un an, symptôme d'une demande intérieure toujours en berne.
Le ministère a également assuré qu'il réformerait le système des impôts et "superviserait plus étroitement" la gestion des colossales dettes des gouvernements locaux, considérées comme une bombe à retardement pour la stabilité financière du pays.
De son côté, le Bureau national des statistiques (BNS) a annoncé qu'il allait modifier sa façon de calculer le produit intérieur brut (PIB) du pays, pour adopter une méthodologie plus conforme à celle du Fonds monétaire international (FMI).
Désormais, le BNS calculera le PIB en fonction de l'activité économique de chaque trimestre isolément, et non plus sur la base de statistiques cumulées, de manière à "mesurer plus précisément les évolutions saisonnières et les fluctuations de court terme", a-t-il expliqué.
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Nombre d'analystes mettent en doute la fiabilité des statistiques chinoises, largement soupçonnées d'être "améliorées" par rapport aux réalités économiques. Malgré la taille de l'économie chinoise, les autorités dévoilent le chiffre du PIB deux semaines seulement après la fin du trimestre concerné. Et la somme cumulée des PIB des provinces et régions chinoises dépasse souvent largement le chiffre national, avivant le scepticisme sur les données disponibles.
>> Pour aller plus loin, lire notre dossier "La Chine fragilisée"
(avec AFP et Reuters)
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