La Fed annonce la baisse des taux pour 2024 : les marchés financiers explosent
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Jerome Powell maintient les taux de la Fed entre 5,25 à 5,50%.
ELIZABETH FRANTZ
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Jerome Powell maintient les taux de la Fed entre 5,25 à 5,50%.
ELIZABETH FRANTZ
es taux de l'institution restent donc dans la fourchette de 5,25 à 5,50%.
Mieux, une bonne nouvelle -- celle d'une baisse en 2024 -- semble se profiler. Les responsables de la Fed
anticipent, en effet, majoritairement trois ou quatre baisses l'année prochaine, pour les amener à 4,6% fin 2024. « Bien sûr, la question qui commence à faire jour est celle de savoir quand il sera opportun de réduire la politique monétaire restrictive », a, de plus, indiqué le président de la Fed, Jerome Powell, ajoutant que cette question d'un calendrier avait été « un sujet de discussion » au cours de la réunion du Comité.Un scénario anticipé par les marchés comme l'explique John Plassard, directeur et spécialiste des marchés chez la banque Mirabaud : « Les marchés ont écarté toute possibilité d'une nouvelle hausse et s'attendent désormais à ce que la première baisse intervienne en mars ou en mai 2024 ».
La Fed a cependant souhaité calmer les ardeurs des investisseurs. « Bien que les responsables (de la Fed) jugent peu probable qu'il soit approprié de relever de nouveau les taux, ils n'ont cependant pas non plus exclu cette possibilité », a insisté Jerome Powell.
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Néanmoins, ces déclarations ont suscité de fortes réactions des marchés. Ce jeudi, la Bourse de Paris a ainsi battu un nouveau record au-dessus de 7.600 points dans les premiers échanges et progressait fortement de 0,84%.
De même, l'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a franchi le seuil des 17.000 points, un nouveau record. L'indice allemand a, plus précisément, atteint 17.003,28 points peu après l'ouverture à 08h00 GMT (09H00, heure de Paris).
Et ce alors que la Banque centrale européenne (BCE) doit, elle aussi, faire connaître sa décision, ce jeudi, quant à ses taux, le scénario d'un maintien de ces derniers à leur niveau actuel étant attendu.
Pour rappel, dans l'objectif de juguler l'inflation qui avait atteint pratiquement 10% en juillet 2022 (+9,5% sur un an), la gardienne du dollar avait décidé de monter très rapidement ses taux directeurs, à partir de mars 2022, les faisant passer de proche de 0% début 2022 à la fourchette actuelle depuis l'été 2023, soit leur plus haut niveau depuis 22 ans. Mais depuis cet été, la Fed a calmé le jeu. En effet, il s'agit de la quatrième fois au cours des cinq dernières réunions que l'institution laisse ses taux inchangés.
Cette politique du statu quo est due au ralentissement de l'inflation ces derniers mois. D'après l'indice CPI publié mardi 12 décembre par le département du Travail, celle-ci a légèrement ralenti au mois de novembre pour s'établir à 3,1% sur un an, le chiffre le plus bas depuis cinq mois et toujours plus proche de l'objectif de 2% de l'institution. Jerome Powell a ainsi pris acte du ralentissement de l'activité économique, malgré une inflation toujours « trop élevée » selon lui. Elle devrait néanmoins ralentir un peu plus vite que prévu, pour tomber à 2,4% fin-2024 (contre 2,5% anticipés lors des précédentes prévisions), mais il faudra attendre 2026 pour la voir retrouver le niveau souhaité de 2,0%.
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Mais selon nombre d'économistes et d'analystes, ce ralentissement vient surtout du resserrement monétaire dont l'impact se fait généralement ressentir 12 à 18 mois après le début de la hausse des taux. En effet, cette action se répercute sur les taux de crédits et des obligations, freinant ainsi la capacité d'endettement et d'investissement des ménages et des entreprises qui vont alors moins consommer et détendre la pression acheteuse qui pousse les prix à la hausse. Face à cette conséquence à retardement de sa politique, la Fed préfère donc lâcher du lest en maintenir ses taux pour examiner les conséquences de cette pression sur le coût de l'endettement.
La croissance des Etats-Unis s'est établie à 5,2% au troisième trimestre en rythme annualisé, selon la deuxième estimation du département du Commerce, publiée mercredi. Il s'agit d'une augmentation du Produit intérieur brut (PIB) plus forte que celle affichée dans la première estimation, à 4,9% et surtout d'un doublement par rapport au trimestre précédent. La prévision de croissance a elle été révisée en légère hausse pour 2023, à 2,6% (contre 2,1%), mais en légère baisse pour 2024, à 1,4%.
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