Le Brésil entre en "récession technique"

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La première économie d'Amérique latine est pénalisée par une baisse du prix des matières premières dont elle est dépendante.
La première économie d'Amérique latine est pénalisée par une baisse du prix des matières premières dont elle est dépendante. (Crédits : Reuters)
Comme prévu par les analystes, la 7e économie mondiale entre en récession. Elle enregistre, pour le 2e trimestre consécutif, une baisse de son PIB, en recul de 1,9%.

Le Brésil est officiellement entré en "récession", une première depuis 2009. La 7e économie de la planète a vu son PIB chuter de 1,9% au deuxième trimestre 2015 par rapport au premier trimestre, indique ce vendredi l'Institut brésilien de géographie et statistiques (IBGE, public). C'est la deuxième baisse consécutive après un premier trimestre en recul de 0,7% du PIB, ce qui explique cette qualification de " récession technique".

La première économie d'Amérique latine est pénalisée par une baisse du prix des matières premières dont elle est dépendante. L'activité industrielle (-4,3%) marque franchement le pas, tandis que les secteurs du commerce (-3,3%), de l'agriculture et élevage (-2,7%) et des services (-0,7%) sont également dans le rouge. Les dépenses pour la consommation des familles ont reculé pour le second trimestre consécutif de 2,1%.

Plan de relance

"Le PIB montre que le Brésil vit ces derniers temps une forte récession, dans une conjoncture politique assez trouble, avec une inflation en hausse, des taux d'intérêt en hausse et la nécessité d'un ajustement budgétaire qui n'arrive pas. Cela affecte la confiance des investisseurs, des entrepreneurs et des consommateurs", a déclaré à l'AFP Alex Agostini, économiste chef de l'agence de notation brésilienne Austin Rating.

Pour anticiper cette entrée officielle en récession, qui était actée par les analystes, la présidente Dilma Rousseff avait lancé début juin un plan d'investissement à 56,8 milliards d'euros. Le but de ce programme est de faire repartir la croissance en modernisant les infrastructures vétustes du pays.

Contestation populaire

Cette mauvaise conjoncture économique, également marquée par une inflation élevée (dépréciation de la réal de 25 % depuis le début de l'année) et un taux de chômage qui progresse, renforce la contestation populaire.

Le 16 août dernier, au moins 1 million de personnes ont manifesté dans les rues des principales villes du Brésil pour réclamer la démission de Dilma Rousseff. Si la raison principale était motivée par le scandale de corruption Petrobras qui touche le parti de la présidente, la politique économique du successeur de Lula était également dans le collimateur des Brésiliens.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 30/08/2015 à 9:59 :
Communiste = récession
Libéralisme de gauche à tendance de droite lèche botte des états unis =Croissance négative
a écrit le 30/08/2015 à 9:59 :
Communiste = récession
Libéralisme de gauche à tendance de droite lèche botte des états unis =Croissance négative
a écrit le 28/08/2015 à 22:55 :
Pourriez vous rendre votre commentaire compréhensible pour les simples d'esprit. Il doit certainement vouloir dire quelque chose, avoir un sens, mais lequel?
a écrit le 28/08/2015 à 17:17 :
Ah mais ça c'est une très bonne nouvelle, finalement. Les sociétés françaises qui se trouvent au Brésil auront de quoi se réjouir, les sièges en France plus encore. Viva Brasil ! :-))

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