Brésil : 900.000 personnes manifestent contre Dilma Rousseff

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Moins d'un an après sa réélection à la tête du pays, Dilma Rousseff a vu sa popularité tomber sous 10% dans de récents sondages. Le mécontentement est largement répandu dans toutes les catégories sociales face à la montée du chômage et à l'inflation.
Moins d'un an après sa réélection à la tête du pays, Dilma Rousseff a vu sa popularité tomber sous 10% dans de récents sondages. Le mécontentement est largement répandu dans toutes les catégories sociales face à la montée du chômage et à l'inflation. (Crédits : Reuters)
Les participants à la journée d'action de dimanche exigeaient le départ de la présidente du Brésil, alors que le pays subit une importante crise économique

Gigantesque camouflet dimanche 16 août pour Dilma Rousseff. Plusieurs centaines de milliers de Brésiliens ont manifesté dans tout le pays pour réclamer le départ de la présidente, tenue pour responsable d'un vaste scandale de corruption ainsi que de la pire crise économique subie par le Brésil depuis un quart de siècle. Ils étaient précisément au moins 860.000 selon les dernières estimations de la police, deux millions selon les organisateurs.

La journée d'action de dimanche, la troisième depuis le début de l'année, s'est déroulée dans une ambiance festive aux cris de "Dehors Dilma". La participation semble ainsi globalement identique à celle de la journée de contestation organisée en avril, mais inférieure à la mobilisation du mois de mars.

Le PIB en baisse

Moins d'un an après sa réélection à la tête du pays, Dilma Rousseff a vu sa popularité tomber sous 10% dans de récents sondages. Deux Brésiliens sur trois se prononcent par ailleurs en faveur de sa destitution. Le mécontentement est largement répandu dans toutes les catégories sociales face à la montée du chômage et à l'inflation, qui font craindre la pire situation économique depuis les années 1980.

La banque centrale brésilienne a en effet annoncé fin juin s'attendre à une baisse de 1,1% du produit intérieur brut (PIB).

Contestée aussi par certains de ses soutiens traditionnels

La politique d'austérité menée par le gouvernement, qui vise à contenir la hausse des prix et à éviter que la note souveraine du pays ne soit dégradée en catégorie spéculative ("junk"), a aussi découragé certains soutiens traditionnels du camp Rousseff. La présidente se heurte même à la résistance d'une partie des députés de la majorité.

Une enquête de l'institut Datafolha publiée il y a quelques jours a montré que les Brésiliens les plus pauvres et les moins éduqués étaient les plus farouches partisans du départ de Dilma Rousseff, alors qu'ils avaient voté en masse pour elle lors de la présidentielle d'octobre dernier, qu'elle a remportée d'une courte tête.

Président pendant sept ans du conseil d'administration de Petrobas

Parallèlement à la situation économique, la présidente doit faire face au scandale provoqué par l'enquête pour corruption et blanchiment d'argent visant la compagnie pétrolière publique Petrobras, qui éclabousse une bonne partie de la classe politique brésilienne. L'affaire, le plus important dossier de corruption jamais révélé au Brésil, a déjà conduit en prison plusieurs des plus importants dirigeants d'entreprise du pays et certains suspects ont mis en cause des figures du Congrès et des membres de l'administration Rousseff.

Aucun élément du dossier n'a à ce jour directement incriminé la présidente. Cependant, de nombreux partisans de sa destitution estiment qu'elle est responsable de la gestion corrompue de Petrobras, dont elle a présidé le conseil d'administration de 2003 à 2010.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 17/08/2015 à 12:12 :
Ils ont pas fait assez attention pour qui ils votaient, c'est pour ça.
On en connait d'autres !!
a écrit le 17/08/2015 à 10:40 :
tout le monde parlait d'un changement de culture, avec une femme à la tête de ce pays, dont la croissance faisait espérer un Eldorado pour les companies occidentales...

résultat des courses, le Brésil qui faisait rêver est en crise financière grave, comme l'Argentine en son temps, avec une femme corrompue jusqu'au cou

mauvaise analyse en notre temps

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