Corruption : l'ex-président brésilien Lula dans le viseur de la justice

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ula aurait usé de son influence internationale pour que Odebrecht, géant brésilien du BTP, remporte des contrats dans des pays d'Afrique et d'Amérique latine de 2011 à 2014.
ula aurait usé de son influence internationale pour que Odebrecht, géant brésilien du BTP, remporte des contrats dans des pays d'Afrique et d'Amérique latine de 2011 à 2014. (Crédits : reuters.com)
Le parquet fédéral brésilien a ouvert une enquête contre l'ancien chef de l'Etat pour trafic d'influence en faveur d'Odebrecht, géant brésilien du BTP.

Un nouveau scandale de corruption au Brésil ? Le parquet fédéral de Brasilia a ouvert jeudi 16 juillet une enquête contre Luiz Inacio Lula da Silva dit Lula (2003-2010), président brésilien de 2003 à 2010.Il est soupçonné d'avoir usé de son influence à l'étranger pour aider la plus importante société de travaux publics d'Amérique latine, Odebrecht.

L'enquête a été ouverte le 8 juillet, après une démarche préliminaire sur les activités de Lula qui pour le moment ne sera pas appelé à témoigner, a déclaré à l'AFP une attachée de presse du ministère public fédéral (MPF) à Brasilia.

Lula aurait facilité l'accès à des crédits

Dans le détail, selon la justice, Lula aurait usé de son influence internationale pour que Odebrecht, géant brésilien du BTP, remporte des contrats dans des pays d'Afrique et d'Amérique latine de 2011 à 2014. En mai, un reportage de l'hebdomadaire Época affirmait que plusieurs de ces juteux contrats étaient financés par la Banque publique de développement BNDES, où Lula serait intervenu pour faciliter l'accès au crédit.

Odebrecht aurait financé des voyages de Lula dans des pays comme le Venezuela, la République Dominicaine, Cuba et le Ghana, où l'entreprise avait des intérêts à obtenir des contrats, selon Época.

La présidence de Roussef aussi entachée par des scandales de corruption

La présidence de Dilma Rousseff, qui a succédé à Lula, est également émaillée de scandales de corruption. Les autorités policières brésiliennes avaient annoncé jeudi 26 mars qu'elles avaient mis au jour un système de fraude fiscale et de corruption au sein d'une entité du ministère des Finances.

Marlon Cajado, inspecteur de la police fédérale, a déclaré que des entreprises ont versé des pots-de-vin à des membres du Conseil administratif de recours fiscaux, un corps au sein du ministère des Finances où sont entendus les appels dans le cadre de litiges fiscaux, afin d'obtenir des verdicts favorables sur les sommes dues. Celles-ci pourraient atteindre les 5,5 milliards d'euros.

En outre, le 2 février, la police brésilienne estimait qu'un réseau de corruption démantelé au sein du géant pétrolier brésilien Petrobras aurait détourné quatre milliards de dollars en 10 ans, notamment au bénéfice d'élus et de parlementaires de la coalition au pouvoir, dont le nombre et les identités sont encore couvertes par le secret de l'enquête.

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