Dans son étude annuelle sur le terrorisme (Global Terrorism Index), l'Institute for economics and peace propose une estimation du coût global pour l'économie mondiale des attaques terroristes. Pour 2015, ce coût est estimé à 90 milliards de dollars (environ 84 milliards d'euros), soit une baisse de 15% par rapport à 2014, année la plus coûteuse depuis le tournant du siècle (106 milliards de dollars).
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Depuis 2000, les trois pics observables sur le graphique ci-dessous sont tous liés à des vagues majeures de terrorisme. L'une des plus fortes hausses concerne 2001 et les attaques du 11 septembre. Le second pic en 2007 correspond au moment de très fortes tensions pendant la guerre en Irak ou des groupes terroristes affiliés à Al-Qaida avaient perpétré de nombreuses attaques. La troisième vague de terrorisme a débuté en 2012 et se poursuit actuellement.
Les fortes hausses de ces quatre dernières années sont très liées aux actes commis en Irak, Syrie et Afghanistan rappelle le centre de recherche. Mais le terrorisme transnational a également eu un fort impact dans les pays de l'OCDE en raison des multiples attaques qui ont eu lieu notamment dans certains pays européens ces dernières années.
Selon les méthodes de calcul de l'Institute for economics and peace, les économies les plus touchées par le terrorisme se situent principalement au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, Afrique subsaharienne et les régions d'Asie du Sud. L'Irak serait le pays le plus affecté par le terrorisme comme l'indique le graphique ci-dessous. Et cette situation serait la même depuis 2004 selon les experts. Pour l'Afghanistan, l'impact est également très élevé en raison du regain de violences et d'attaques depuis le retrait des troupes de la coalition internationale.
Pour mesurer l'impact économique du terrorisme, l'institut prend en compte les coûts directs et indirects. Les coûts directs comprennent les victimes, des dépenses publiques comme la prise en charge médicale. Les coûts indirects incluent la perte de productivité et de revenus, le traumatisme psychologique des victimes, de leur famille et de leurs amis. L'estimation du coût économique de la vie et des blessures s'appuie sur une étude américaine publiée en 2010 qui calcule le coût des crimes et homicides outre-Atlantique au sens large. Les chiffres présentés par l'Institute for economics and peace doivent donc être interprétés avec prudence. Le coût économique des décès et des blessés représente la grande majorité (75%) de l'impact du terrorisme sur l'économie mondiale. Les destructions matérielles liées aux attaques ne représentent que 2% de l'impact total.
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Bien que les chiffres peuvent paraître élevés, l'étude ne prend pas en compte l'impact du terrorisme sur le commerce, le coût de la peur liée au terrorisme et le coût des mesures pour lutter contre le terrorisme. Pourtant, les mesures prises par les gouvernements ont un coût non-négligeable. En novembre 2015, le ministre des Finances Michel Sapin avait annoncé que le budget des créations de postes pour faire face à la menace terroriste s'élèverait à 600 millions d'euros pour 2016 :
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