Le directeur de la communication de Trump renonce à son poste

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Âgé de 47 ans, Mike Dubke, le directeur de communication de Trump, n'a tenu que quelques mois à la Maison-Blanche.
Âgé de 47 ans, Mike Dubke, le directeur de communication de Trump, n'a tenu que quelques mois à la Maison-Blanche. (Crédits : Black Rock Group)
Arrivé il y a seulement trois mois, le directeur de la communication de Donald Trump a présenté sa lettre de démission en évoquant "des raisons personnelles" pour justifier sa décision. Ce départ pourrait être le premier d'une série de démissions et d'évictions au sein de l'administration Trump.

La valse des départs se poursuit à la Maison-Blanche. Après l'éviction de Mickael Flynn et l'exclusion de Steven Bannon du conseil national de sécurité, la Maison-Blanche a annoncé mardi 30 mai, dans la soirée que Mike Dubke avait démissionné. "Cela a été un grand honneur d'avoir été au service du président Trump et de son administration", a déclaré M.Dubke. Appelé en février dernier pour épauler le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer, Mike Dubke a expliqué dans une note à ses collègues que les raisons de son départ étaient "personnelles".

"Cela a été un grand honneur de servir le président Trump et son administration. Cela a également été un plaisir de travailler au quotidien avec le staff de la communication et du département de la presse. La Maison-Blanche est remplie d'hommes et femmes qui travaillent durement pour le gouvernement américain".

Une lettre de démission signée le 18 mai dernier

Mike Dubke a remis sa démission le 18 mai, d'après Axios News, premier média à avoir rapporté l'information. Il a toutefois décidé de rester en fonction jusqu'à la fin du premier voyage officiel du président Trump à l'étranger, qui s'est achevé samedi, selon le site d'information.

S'il est encore trop tôt pour connaître les raisons réelles de cette démission, ce départ illustre les difficultés de communication de l'administration Trump, notamment depuis les révélations dans la presse sur des liens présumés entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie. A cela s'ajoute, le limogeage de l'ancien directeur du FBI James Comey.

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Par ailleurs, des responsables américains ont fait état de contacts secrets entre Jared Kushner et l'ambassadeur de la Russie aux Etats-Unis, Sergueï Kislyak.

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Enfin, les difficultés sont également accentuées par le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer qui multiplie les dérapages et les imprécisions, quitte à provoquer à chaque fois des polémiques dans l'opinion publique.

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Des changements à prévoir

D'après Axios News, quelques changements sont à prévoir dans les relations entre la présidence et les médias. Les points presse filmés et briefings quotidiens de Sean Spicer seraient moins nombreux et Donald Trump devrait répondre davantage directement aux médias. Ce qui témoigne d'une volonté du président américain de renforcer son contrôle sur la communication de ces actes. A la question d'un remaniement, le porte-parole de la Maison-Blanche a expliqué que Donald Trump était très satisfait de son équipe mais que "le meilleur messager est le président lui-même".

Selon le site d'information The Hill, une vague de remaniements est à prévoir dans les jours à venir. Sean Spicer serait en grande difficulté et la conseillère personnelle de Trump, Kellyanne Conway, à l'origine de l'expression des "faits alternatifs", serait également sur un siège éjectable. Tous ces changements pourraient intervenir quelques jours avant l'audition de James Comey au Congrès, prévu la semaine prochaine.

Mais le président américain pourrait connaître quelques difficultés pour procéder à de nouvelles embauches. "Le bassin de recrutements se réduit, qui veut signer pour un poste de folie ?" a expliqué Michael Steele, l'ancien président du comité national des républicains (RNC) interrogé par The Hill. Ce qu'a également expliqué au micro de RFI Corentin Sellin, professeur agrégé d'histoire, spécialiste des Etats-Unis:

"Lorsqu'il est insatisfait, il change immédiatement le personnel. Mais ça va prendre du temps, parce qu'il y a de moins en moins de postulants. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'il revient à ceux qui étaient avec lui au début, cette poignée de personnes qui ont cru en lui. Selon lui, la fidélité évite les fuites. Et son obsession désormais est d'éviter les fuites, en particulier vers les enquêtes sur la Russie".

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