Le Maire : les investissements chinois sont les bienvenus en France, sous condition

Au terme d'une visite de trois jours en Chine, le ministre de l'Economie a rappelé la nécessité d'une "réciprocité" entre les deux pays. Il a aussi souligné l'opposition de la France aux investissements prédateurs.

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La simple présence du mot réciproque et la mention d'un commerce (...) équitable dans la déclaration finale du 5e dialogue économique et financier de haut niveau franco-chinois, vendredi, avait fait l'objet d'âpres négociations entre les deux délégations.
La simple présence du mot "réciproque" et la mention d'"un commerce (...) équitable" dans la déclaration finale du 5e dialogue économique et financier de haut niveau franco-chinois, vendredi, avait fait l'objet d'âpres négociations entre les deux délégations. (Crédits : Fabrizio Bensch)

Les investissements chinois sont les bienvenus en France, pourvu qu'ils s'inscrivent dans la durée, a insisté samedi à Shanghai le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, appelant à la "réciprocité" sur ce terrain.

"Dans tous les secteurs, la Chine avance à une vitesse stupéfiante: c'est l'Usain Bolt des nations", a commenté M. Le Maire lors d'un discours à l'université shanghaïenne Jiaotong, au terme d'une visite de trois jours dans le pays. Elle "va vite et frappe fort. Vous comprenez que ça puisse susciter certaines inquiétudes" en Europe, a-t-il ajouté, rappelant que la France restait ouverte aux investissements chinois à condition que ce soit de manière à surmonter ces craintes.

"On peut jouer avec ces inquiétudes (suscitées par le géant asiatique) et présenter la Chine comme une menace", mais "le protectionnisme est une mauvaise réponse", a plaidé M. Le Maire à Shanghai devant un parterre d'étudiants.

Un accès au marché identique

Or, la balle est dans le camp de Pékin, a estimé le ministre, appelant à la nécessité d'une "réciprocité" entre les deux pays: un message qu'il avait martelé jeudi et vendredi à Pékin à l'occasion d'entretiens avec le vice-Premier ministre Ma Kai. La "réciprocité", selon Bercy, suppose un accès au marché chinois pour les entreprises françaises identique à celui dont bénéficient d'ores et déjà les groupes du géant asiatique en Europe, alors que Pékin contine de verrouiller des pans entiers de son économie.

La simple présence du mot "réciproque" et la mention d'"un commerce (...) équitable" dans la déclaration finale du 5e dialogue économique et financier de haut niveau franco-chinois, vendredi, avait fait l'objet d'âpres négociations entre les deux délégations.

Pas de court-termisme

Par ailleurs, la France entend également signifier à la Chine que "les investissements prédateurs" et court-termistes "ne sont pas les bienvenus", insiste une source française proche du dossier. A contrario, Bruno Le Maire a cité plusieurs fois comme un "succès" l'exemple du Club Med, spécialiste des villages vacances racheté en 2015 par le conglomérat chinois Fosun. L'opération a, selon le ministre, revalorisé ce fleuron du "patrimoine culturel" français en le faisant monter en gamme et en finançant son développement international.

Autre enjeu: les "nouvelles routes de la Soie", colossal plan d'infrastructures piloté par la Chine à travers l'Asie et jusqu'en Europe, et auquel la France se dit prête à participer... mais là aussi sous conditions, notamment en se basant sur les standards de gouvernance européens et en contrepartie d'un "commerce équitable et réciproque".

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Commentaires 8
à écrit le 07/12/2017 à 12:57
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Commerce équitable et réciproque et pas d'investissements prédateurs entre la Chine et la France. Telles sont les conditions exigées par la France vis à vis de la Chine, son partenaire économique. L'Afrique algérienne, nord africaine et sud-saharienn...

à écrit le 07/12/2017 à 12:51
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Commerce équitable et réciproque et pas d'investissements prédateurs entre la Chine et la France. Telles sont les conditions exigées par la France vis à vis de la Chine, son partenaire économique. L'Afrique algérienne, nord africaine et sud-saharienn...

à écrit le 04/12/2017 à 10:38
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voila le dilettantisme d une équipe qui cherche a s exulter ! avec le péril jaune.. au détriment de nos entreprises

à écrit le 04/12/2017 à 10:38
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voila le dilettantisme d une équipe qui cherche a s exulter ! avec le péril jaune.. au détriment de nos entreprises

à écrit le 03/12/2017 à 16:33
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Dans un certain pays d'Asie du Sud-Est, les Chinois ont la peu glorieuse réputation d'être " a cheater, a swindler...nous ne sommes pas sortis des ronces face à eux, nous autres gros naïfs.

à écrit le 02/12/2017 à 13:04
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LE MAIRE A RAISON MAIS LE MARCHE EST SE QU IL EST ?IL Y A L OFFRE ET LA DEMANDE? LES CHINOIS ONT VITE COMPRIS QUE LE LE CAPITALISME POUVAIS ETRE UN CHEVAL DE TROY? ?AUTRMENT DIT SI LA FRANCE LAISSE RENTRE LE RENARD DANS SONT POULALLIER IL FAUDRAS PAS...

le 02/12/2017 à 18:48
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Les chinois ont bien racheté Kuka le fleuron de la robotique industrielle allemande et le Quatar tient 20 % de Volkswagen ..! https://chine.in/actualite/

à écrit le 02/12/2017 à 12:47
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C’est bien gentil de le remarquer après 20 ans de monter de la Chine. Nous avons vraiment été pigeons : aucune réciprocité, taxe aux importations en chine, obligation de transférer des technologies (pourquoi ne fait on pas de même sur les puces élect...

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