Le silicium, une arme de souveraineté
Guillaume Renouard
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Savita Kirloskar
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Peu de sujets mettent aujourd'hui d'accord républicains et démocrates, mais la nécessité de renforcer l'autonomie technologique de leur pays vis-à-vis de la Chine est l'un d'entre eux. C'est pourquoi le plan d'investissement dans les microprocesseurs voulu par l'administration Biden a de bonnes chances d'être adopté dans les prochaines semaines. Les particularités du système américain font que deux mesures sont pour l'heure proposées : une première, l'U.S. Innovation and Competition Act (USICA), a été adoptée par le Sénat l'an passé, avec un soutien bipartisan. Elle prévoit de consacrer 52 milliards pour encourager la recherche, la conception et la fabrication de puces électroniques sur le sol américain. En janvier, la Chambre des représentants a introduit sa propre version, qui propose d'investir la même somme, mais inclut également des dépenses pour réduire les inégalités économiques, lutter contre le réchauffement climatique et faciliter l'immigration qualifiée. À l'inverse de la mesure proposée par le Sénat, celle-ci a pour cette raison obtenu principalement le soutien des élus démocrates.
Guillaume Renouard