Les câbles sous-marins coupés en mer Baltique sont réparés
latribune.fr
Le premier, le câble de télécommunications « Arelion » rompu le 17 novembre, relie l'île suédoise de Gotland à la Lituanie, et le deuxième, rompu le 18, le « C-Lion1 », rejoint la Finlande à l'Allemagne.
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Les deux câbles de télécommunications coupés les 17 et 18 novembre sont tous les deux réparés, ont annoncé vendredi des opérateurs. En revanche, le responsable de ce dommage n'a pas encore été trouvé.
Fin du problème, mais pas du mystère. L'opérateur du réseau finlandais Cinia a annoncé, ce vendredi, que les deux câbles sous-marins sectionnés en mer Baltique dimanche et lundi derniers ont été réparés. Ils fonctionnent désormais normalement.
Pour rappel, le premier, le câble de télécommunications « Arelion » rompu le 17 novembre, relie l'île suédoise de Gotland à la Lituanie, et le deuxième, rompu le lendemain, le « C-Lion1 », rejoint la Finlande à l'Allemagne. « Les réparations ont commencé rapidement et la panne a été réparée un peu plus vite que prévu », a souligné, ce vendredi, Ari-Jussi Knaapila, directeur général de Cinia. L'autre câble, entre la Suède et la Lituanie, est également réparé et fonctionne, a confirmé dans un mail à l'AFP un porte-parole d'Arelion, Martin Sjögren.
Ces ruptures de câbles n'ont pas eu d'effet majeur : le trafic internet via l'« Arelion » a été rerouté en recourant à d'autres liaisons internationales et les clients n'ont pas été affectés, avait assuré un porte-parole de la filiale lituanienne de l'opérateur suédois Telia dans la foulée de la rupture.
«Il faut démonter un grand nombre de câbles pour que cela se fasse ressentir», avait expliqué à l'agence de presse TT le directeur d'Arelion Mattias Fridström.
Reste que les conditions de ces ruptures restent inconnues et suspectes. Les deux opérateurs ont confirmé que les câbles avaient été endommagés par un impact extérieur.
Parmi les suspects dans la coupe de ces câbles : un navire chinois. Le Yi Peng 3, un vraquier construit en 2001, a navigué dans la zone des câbles à peu près au moment où ils ont été sectionnés, selon des sites de suivi des navires, sans que rien ne l'incrimine directement pour l'instant. Il est immobilisé depuis une semaine dans les eaux internationales, entre les côtes suédoises et celles du Danemark et fait l'objet d'une surveillance dans le cadre de l'enquête ouverte par la Suède pour sabotage. Stockholm souhaite que ce vraquier rejoigne ses eaux territoriales afin de contribuer à l'enquête.
La Suède avait envoyé jeudi une demande officielle de coopération à la Chine afin de « clarifier » le rôle du cargo chinois ancré au large de ses côtes. En réponse, « la Chine est disposée à coopérer avec les pays concernés pour établir les faits et assurer la manifestation de la vérité », a indiqué ce vendredi Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « La Chine et la Suède sont en communication étroite sur cette question », a-t-elle souligné lors d'un point presse régulier.
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« Il ne s'agit toujours pas d'une accusation, mais il y a une volonté très claire de la part de la Suède » de comprendre exactement ce qu'il s'est passé, avait déclaré jeudi le Premier ministre suédois Ulf Kristersson lors d'une conférence de presse. En parallèle, la Finlande a ouvert une enquête pour « dommages criminels aggravés » et « interférence aggravée avec les communications » concernant l'avarie du câble germano-finlandais. Enfin, la Lituanie a annoncé mercredi qu'elle allait mettre en place une équipe d'enquête conjointe avec la Suède et la Finlande, coordonnée par Eurojust, l'agence de coopération judiciaire de l'Union européenne.