Les préjugés racistes sur les mariages reculent sans faire de bruit
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Le couple d'acteurs Jodie Turner-Smith (britannique) et Joshua Jackson (canadien).
Reuters
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Le couple d'acteurs Jodie Turner-Smith (britannique) et Joshua Jackson (canadien).
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Si l'on se fie aux débats en cours, notamment politiques, on peut penser que le racisme, sous toutes ses formes discriminatoires, reste plus que jamais d'actualité.
Or, les enquêtes menées sur le sujet montrent des tendances contraires. A l'exemple de celle publiée le mois dernier par l'institut Gallup, qui porte sur l'appréciation des Américains (États-Unis) sur les mariages interraciaux (entre Blancs et Noirs). Ils sont désormais 94% à les approuver. C'est d'autant plus spectaculaire que lorsque cette enquête a été lancée en 1958, ils n'étaient que... 4% à les approuver.

Cette tendance s'est notamment accélérée à partir de 1995, où l'on a basculé dans une approbation majoritaire, passant de 48% à 64% en 1997. Cette année-là, Bill Clinton présidait le pays, et le PIB progressait de 4%. Or, le dynamisme économique favorise la tolérance au sein de la société.
Pour Gallup, cette évolution des mentalités représente une des plus grandes transformations de l'opinion publique aux Etats-Unis. L'institut rappelle d'ailleurs que ce n'est qu'en 1967 que la Cour suprême des Etats-Unis a légalisé le mariage interacial à l'échelle fédérale.
Dans le détail, l'enquête montre que dès 1969 les personnes non-blanches approuvaient en majorité (à 56%) ces mariages mixtes. Il faudra en revanche attendre 1997 pour qu'une majorité (61%) d'adultes blancs banalisent leur célébration.
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L'approche générationnelle indique que la baisse la plus importante se trouve chez les plus âgés (50 ans et plus). Ils étaient 27% en 1991 à approuver ces mariages, ils sont 91% en 2021, les générations se succédant devenant de plus en plus tolérantes.