Les prémices d'un boom économique aux États-Unis après une campagne de vaccination éclair
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Les inscriptions au chômage sont tombées aux Etats-Unis, début avril, à leur niveau le plus bas depuis le début de la crise.
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Avec près d'un quart de la population vaccinée, les espoirs de reprise aux Etats-Unis se concrétisent : l'inflation accélère dans un contexte de croissance solide, la consommation redémarre et le chômage recule. Au même moment, l'Europe, empêtrée dans une troisième vague qui dure, revoit à la baisse ses prévisions.
Le mini boom économique tant attendu après une année marquée par le Covid-19 a commencé à montrer ses effets aux Etats-Unis, où près d'un quart de la population est désormais vaccinée, et où les prix ont également commencé à grimper. Contrairement à l'Europe, où une accélération de l'inflation, avec une croissance plus faible, pourrait faire baisser le niveau de vie, une inflation avec une croissance - comme cela devrait être le cas outre-Atlantique en 2021 (+6,4% selon les prévisions du FMI), est porteuse.
L'inflation a en effet était plus forte qu'attendue en mars, à 0,6% par rapport à février selon l'indice des prix à la consommation (CPI), contre 0,5% prédit par les analystes. La hausse est de 2,6% comparée à mars 2020, lorsque les prix, sous l'effet du confinement, avaient chuté : un plus haut depuis l'automne 2018. Cette inflation est combinée à la hausse de la rémunération horaire moyenne de 1,5% entre mars 2020 et mars 2021 (variation saisonnières corrigées), selon le Département du Travail des États-Unis.
La consommation redémarre
De plus, les Etats-Unis ont annoncé jeudi des ventes au détail en hausse vertigineuse pour mars (+9,8%). Le Fonds monétaire international a indiqué cette semaine que la première économie mondiale allait faire la course en tête cette année grâce à une campagne de vaccination accélérée.
Les Américains ont beaucoup consommé le mois dernier : vêtements, articles de sport, de musique, livres, voitures, mais aussi alimentation et boissons. Ce qui va soutenir la croissance.
"Le boom de la consommation ne fait que commencer", ont prédit Gregory Daco et Lydia Boussour, économistes pour Oxford Economics.
Les Américains sont en effet désormais moins réticents à aller dans les magasins ou dîner au restaurant, et de plus en plus d'Etats du pays ont assoupli leurs restrictions. Et après une année sans vacances ni bars, leurs économies étaient au plus haut, et les chèques versés par le gouvernement à un grand nombre de ménages sont venus grossir encore leurs tirelires.
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