Liban : l'armée israélienne élimine 16 membres du Hezbollah
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« Nos ennemis n'ont aucun lieu où se réfugier, pas même la banlieue (sud de) Beyrouth », a prévenu le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant.
Kevin Lamarque
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« Nos ennemis n'ont aucun lieu où se réfugier, pas même la banlieue (sud de) Beyrouth », a prévenu le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant.
Kevin Lamarque
[Article publié samedi 21 septembre à 11h23, mis à jour à 17h40] Israël a décidé de ne laisser aucun répit au Hezbollah. Après l'explosion des bipeurs et talkies-walkies attribuée à l'Etat hébreu, l'armée israélienne a tué deux chefs du mouvement islamiste libanais dans une frappe vendredi.
Une source proche du mouvement a annoncé ce samedi que la frappe israélienne menée vendredi sur la banlieue sud de Beyrouth avait visé une réunion dans un sous-sol de la force d'élite du Hezbollah, l'unité Radwan, dont 16 membres ont été tués. Selon le dernier bilan du ministre libanais de la Santé Firass Abiad, la frappe israélienne a fait au total 37 morts - dont trois enfants et sept femmes -, et 68 blessés.
Parmi les membres du Hezbollah tués se trouvaient Ibrahim Aqil, le chef de l'unité, ainsi qu'un autre haut commandant de l'unité d'élite, selon le mouvement islamiste. Il s'agit d'Ahmed Mahmoud Wahbi, qui avait dirigé jusqu'au début de cette année les opérations militaires de l'unité Radwan en soutien au Hamas palestinien, en guerre contre Israël dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023.
Ibrahim Aqil est le deuxième haut commandant militaire du Hezbollah éliminé par Israël depuis que ce mouvement a ouvert le front du sud du Liban contre l'armée israélienne il y a près d'un an.
Les Etats-Unis avaient offert une récompense de sept millions de dollars pour toute information sur Ibrahim Aqil, qui était recherché par Washington pour son implication dans les sanglants attentats anti-américains de Beyrouth en 1983.
Vendredi, un photographe de l'AFP présent sur le lieu de la frappe a vu un immeuble effondré et des secouristes évacuant des victimes au milieu de scènes de chaos.
L'Iran a condamné une « violation flagrante (...) de l'intégrité territoriale » du Liban, alors que l'armée israélienne a assuré ne pas rechercher « une large escalade » dans la région.
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Ce samedi, l'armée israélienne a indiqué avoir frappé des milliers de rampes de lancement de roquettes dans le sud du Liban, d'où le Hezbollah tire des roquettes contre Israël en soutien au Hamas palestinien, son allié à Gaza.
« Au cours des heures écoulées, l'armée de l'air israélienne a frappé des milliers de rampes de lancement (de roquettes) qui étaient prêtes à être utilisées immédiatement pour tirer en direction du territoire israélien », a précisé l'armée dans un communiqué, ajoutant avoir touché « 180 cibles » sans préciser lesquelles.
Après les spectaculaires explosions mardi et mercredi, attribuées à Israël, des appareils de transmission utilisés par des membres du Hezbollah, qui ont fait 37 morts et 2.931 blessés à travers le Liban, les échanges de tirs se sont intensifiés depuis jeudi entre l'armée israélienne et le mouvement islamiste.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait assuré jeudi qu'Israël allait recevoir « un terrible châtiment » après les deux vagues d'explosions. Israël n'a pas commenté ces attaques, survenues dans la banlieue sud de Beyrouth ainsi que dans le sud et l'est du Liban, trois bastions du Hezbollah.
Le chef de la diplomatie libanaise, Abdallah Bou Habib, a annoncé le dépôt d'une plainte auprès du Conseil de sécurité de l'ONU suite à « l'agression cyberterroriste israélienne qui constitue un crime de guerre ».
« Cibler de façon simultanée des milliers d'individus, que ce soit des civils ou des membres de groupes armés, sans savoir qui est en possession des appareils concernés (...) viole le droit humanitaire international », a-t-il affirmé.
La première vague d'explosions de bipeurs est survenue mardi peu après l'annonce par Israël qu'il étendait ses objectifs de guerre jusqu'au front nord, c'est-à-dire la frontière avec le Liban, pour permettre le retour chez eux de dizaines de milliers d'habitants déplacés par les violences.
Les principaux objectifs affichés jusqu'à présent étaient la destruction du Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne, et le retour des otages retenus dans le territoire palestinien.
La guerre dans le territoire palestinien a éclaté le 7 octobre 2023, quand des commandos du Hamas ont mené une attaque sans précédent sur le sol israélien, qui a entraîné la mort de 1.205 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres officiels israéliens qui inclut les otages morts ou tués en captivité dans la bande de Gaza.
Sur les 251 personnes enlevées pendant l'attaque, 97 sont toujours retenues à Gaza, dont 33 ont été déclarées mortes par l'armée.
Plus de 41.272 Palestiniens ont été tués dans l'offensive israélienne lancée en représailles sur la bande de Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas à Gaza, jugées fiables par l'ONU.
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Signe de la forte tension qui règne entre Israël et le Hezbollah, le mouvement islamiste libanais affirme voir tiré ce samedi des salves de roquettes Katioucha sur deux sites militaires du nord d'Israël alors que l'armée israélienne a annoncé de nouvelles frappes sur des sites de la formation pro-iranienne dans le sud du Liban.
Dans deux communiqués distincts, le Hezbollah a déclaré que ses combattants avaient « tiré une salve de roquettes Katioucha » sur deux sites militaires du nord d'Israël, ajoutant qu'il s'agissait d'une « réponse aux attaques de l'ennemi » sur le sud du Liban. Des correspondants de l'AFP ont rapporté d'intenses bombardements dans différentes zones du sud du Liban.
(Avec AFP)
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