Mer Rouge : la Russie a aidé les rebelles houthis grâce à ses satellites
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Les Houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen, mènent depuis des mois des attaques contre Israël et les navires qui leur seraient liés.
KHALED ABDULLAH
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Les Houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen, mènent depuis des mois des attaques contre Israël et les navires qui leur seraient liés.
KHALED ABDULLAH
La Russie apporte-t-elle une aide militaire aux Houthis ? C'est ce qu'affirme un article du Wall Street Journal (WSJ) publié jeudi. Selon le quotidien américain, les rebelles yéménites ont pu utiliser des données de satellites russes, transmises par des intermédiaires iraniens, pour cibler des navires avec des missiles balistiques et des drones. Le WSJ tient ses informations d'une « personne au fait du dossier » et de « deux responsables européens de la défense ».
Pour rappel, les Houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen, mènent depuis des mois des attaques contre Israël et les navires qui leur seraient liés. Ils affirment agir par solidarité avec le mouvement islamiste palestinien Hamas, opposé à Israël dans la bande de Gaza depuis un an.
Ces attaques ont notamment perturbé le trafic dans cette zone maritime essentielle pour le commerce. Résultat, les Etats-Unis ont mis en place une coalition maritime internationale. Par ailleurs, Washington et Londres procèdent régulièrement à des frappes contre des installations houthies. Ils n'ont toutefois pas réussi, à ce stade, à anéantir la capacité opérationnelle du mouvement. Depuis, les Houthis disent cibler aussi les navires américains et britanniques. L'Union européenne a elle aussi déployé une mission dans la zone, baptisée Aspides, pour contribuer à assurer la liberté de navigation.
Encore début octobre, les rebelles yéménites ont revendiqué deux attaques au large du Yémen contre des navires marchands, dont l'une a provoqué des dégâts sans faire de victimes, selon l'agence de sécurité maritime britannique (UKMTO). Le navire Olympic Spirit « a été visé par 11 missiles balistiques et deux drones, et il a été directement et sévèrement touché », avait alors vanté le porte-parole militaire houthi, Yahya Saree, affirmant qu'il s'agissait d'un « pétrolier américain ».
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Washington a déjà accusé la Russie de discuter transferts d'armes avec les rebelles yéménites. « Nous avons la confirmation que les Russes et les Houthis sont en train de dialoguer sur les moyens de coopérer », y compris sur les transferts d'armes, a argué fin septembre l'envoyé spécial américain pour le Yémen, Tim Lenderking.
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Si les transferts d'armes devaient se concrétiser, cela « pourrait modifier le conflit de manière significative », a avancé le diplomate américain, mettant en garde contre une « escalade » qui ferait capoter les efforts pour mettre fin à la guerre. Pays le plus pauvre de la péninsule arabique, le Yémen est en guerre depuis 2014, même si les combats ont cessé ces deux dernières années.
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De son côté, Moscou cherche depuis des mois à démontrer l'échec de la politique d'isolement diplomatique et de sanctions économiques depuis le début du conflit en Ukraine en février 2022. Le président russe a d'ailleurs multiplié les rencontres bilatérales lors du sommet des Brics, neuf pays qui pèsent pour près de la moitié de la population mondiale (dont la Chine, l'Inde et l'Iran). La Chine est son grand partenaire asiatique qui lui apporte un soutien économique crucial dans le contexte des sanctions occidentales. Et l'Inde est critiquée par les Occidentaux pour ses achats de grandes quantités de pétrole russe depuis 2022.
(Avec AFP)
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