Conférence internationale sur le Liban : 800 millions d'euros récoltés
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Emmanuel Macron a réuni 70 pays à Paris dans une conférence internationale de soutien au Liban.
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Emmanuel Macron a réuni 70 pays à Paris dans une conférence internationale de soutien au Liban.
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[Article publié le jeudi 24 octobre, à 13h51, mis à jour à 15h35]
Après l'explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020, Emmanuel Macron s'était rendu sur place. Objectif, « apporter un témoignage de soutien, d'amitié, de solidarité fraternelle aux peuples libanais ». Alors que le pays est le théâtre d'un conflit entre Israël et le Hezbollah, le chef de l'Etat s'est à nouveau mobilisé, ce jeudi. Il a accueilli ce jeudi matin à Paris une « conférence de soutien à la population et à la souveraineté du Liban ».
Et en début d'après-midi, le chef de la diplomatie française a annoncé que cette conférence internationale sur le Liban à Paris a permis de récolter plus de 800 millions de dollars d'aide humanitaire et 200 millions d'aide pour l'armée. « Nous avons répondu à l'appel lancé par les Nations unies en annonçant des contributions substantielles, 800 millions de dollars auxquels s'ajoutent d'importantes contributions en nature », a déclaré Jean-Noël Barrot, soulignant que la communauté internationale avait été « à la hauteur de l'enjeu ». La France va elle-même débloquer 100 millions d'euros, a annoncé Emmanuel Macron.
Dans le détail, cette conférence a réuni plus de 70 participants, dont les chefs de la diplomatie allemande Annalena Baerbock, canadienne Mélanie Joly et le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Waleed Elkhereiji, et pour l'Union européenne Josep Borrell, ainsi qu'une quinzaine d'organisations internationales.
La communauté internationale doit « se tenir ensemble et soutenir les efforts pour mettre fin aux agressions en cours et mettre en œuvre un cessez-le-feu immédiat », a renchéri le Premier ministre libanais Najib Mikati. Au moins 1.552 personnes ont été tuées au Liban en un mois, d'après un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.
L'économie du pays, qui connaît une grave crise depuis plusieurs années, est en train de s'effondrer. Selon le Programme des nations unies pour le développement (Pnud), le PIB du Liban se contracterait de 9,2%, si le conflit se poursuivait jusqu'à la fin de l'année. Entre 2018 et 2021, la livre libanaise avait perdu 98% de sa valeur.
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« Nous exigeons que le Hezbollah (mouvement chiite libanais pro-iranien) cesse ses provocations (...) et frappes indiscriminées » contre Israël, a insisté Emmanuel Macron ce jeudi, en référence à l'extension du conflit au Proche-Orient. Il a aussi mis en garde Israël. « [L'Etat hébreu] sait d'expérience que ses succès militaires ne sont pas forcément une victoire au Liban », a-t-il pointé en référence à l'élimination de la direction du Hezbollah dans des frappes aériennes massives et à l'opération terrestre de Tsahal.
Dans un discours prononcé en visioconférence, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres a appelé « les dirigeants libanais à prendre des mesures résolues pour assurer le bon fonctionnement des institutions de l'État afin de relever les défis politiques et sécuritaires urgents du pays ».
De son côté, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a appelé à donner plus de moyens humains à Force intérimaire des Nations unies déployée dans le sud du Liban (Finul). « Qu'est-ce qu'on a ? On a 10.000 hommes déployés à la frontière (avec Israël dans le sud du Liban, ndlr). On pourrait en avoir 15.000 parce que 15.000 c'est le nombre autorisé pour la Finul. » « Je pense qu'il faut explorer toutes les possibilités pour que la Finul soit plus opérationnelle dans le cadre de son mandat », a-t-il ajouté, soulignant qu'il était possible de lui demander d'en faire davantage.
« Donc faisons ce qui est possible, n'inventons pas la roue tous les jours. (...) Je suis quelqu'un de très pragmatique, si on a 10.000 hommes, on peut en avoir 15.000. Utilisons-le avant de chercher des solutions qui seront toujours plus difficiles à mettre en pratique », a-t-il fait valoir, alors que des discussions se font jour sur l'utilité ou non de modifier le mandat de cette force des Nations Unies.
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Après la France, le gouvernement allemand s'est engagé « à fournir un total de 96 millions d'euros supplémentaires pour faire face à la crise au Liban » lors de la conférence internationale de ce jeudi à Paris. « L'objectif est d'atteindre les personnes déplacées à l'intérieur du pays et d'assurer la stabilité sociale, économique et institutionnelle au Liban », écrivent, dans un communiqué commun, les ministères des Affaires étrangères et de la Coopération économique allemands.
(Avec AFP)
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