Mer Rouge : le destroyer américain USS Carney a abattu 14 drones lancés par les Houthis
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U.S. Navy
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Les navires militaires essayent de faire la police en mer Rouge. Alors que les rebelles houthis multiplient les attaques contre les navires commerciaux mais aussi militaires comme ce fut le cas dimanche dernier contre une frégate française, le destroyer américain USS Carney a abattu ce samedi matin14 drones lancés depuis des « zones du Yémen contrôlées par les Houthis », a déclaré le Commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom). Les drones « ont été identifiés comme étant des drones d'attaque » et ont été « abattus sans faire de dommage pour des navires dans la zone ou de blessés signalés », a précisé le Centcom sur X. Le destroyer américain USS Carney avait déjà abattu trois drones il y a environ deux semaines en portant assistance à des navires commerciaux en mer Rouge visés par des attaques depuis le Yémen.
Le ministre de la Défense du Royaume-Uni, Grant Shapps, a également indiqué qu'un destroyer britannique avait abattu un « drone d'attaque présumé qui visait la marine marchande en mer Rouge » dans la nuit de vendredi à samedi.
Lors de cette nouvelle attaque présumée, « un missile Sea Viper a été tiré et a permis de détruire la cible », a précisé Grant Shapps.
Les Houtis ont prévenu qu'ils viseraient des navires naviguant au large des côtes du Yémen et ayant des liens avec Israël, en riposte à la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza. Ces dernières semaines, plusieurs missiles et drones ont été abattus par des navires de guerre américains et français qui patrouillent dans la zone.
Le Royaume-Uni avait annoncé fin novembre l'envoi du navire de guerre HMS Diamond dans le Golfe pour répondre à des « préoccupations croissantes » sur la sécurité des routes commerciales maritimes dans la zone.
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Ces interventions militaires ont eu lieu alors que les géants du transport maritime mondial ont annoncé vendredi et samedi suspendre le passage de leurs navires en mer Rouge, un carrefour commercial majeur, après des attaques perpétrées par des rebelles Houthis du Yémen.
Le danois Maersk, l'allemand Hapag-Lloyd, le français CMA CGM (propriétaire de La Tribune) et l'italo-suisse MSC ont fait savoir que leurs navires n'emprunteraient plus la mer Rouge « jusqu'à nouvel ordre », au moins jusqu'à lundi ou « jusqu'à ce que le passage de la mer Rouge soit sûr ».
La mer Rouge est une « autoroute de la mer » reliant la Méditerranée à l'océan Indien, sur laquelle circulent chaque année quelque 20.000 navires. Ces dernières semaines, les rebelles yéménites multiplié les attaques près du détroit stratégique de Bab al-Mandab, qui sépare la péninsule arabique de l'Afrique et par lequel transite 40% du commerce international.
Vendredi, le groupe rebelle a affirmé avoir mené « une opération militaire contre deux porte-conteneurs, MSC Alanya et MSC Palatium III ».
Selon le Commandement militaire américain au Moyen-Orient, le MSC Alanya n'a été que menacé, sans avoir été touché, tandis que le Palatium a été touché par un des deux missiles balistiques tirés.
Dans un communiqué samedi, le groupe MSC n'évoque que le cas du MSC Palatium III. Il précise qu'aucun membre d'équipage n'a été blessé et explique que le navire a subi des « dégâts limités dus à un incendie ».
« D'ores et déjà, certains services seront reroutés pour passer par le Cap de Bonne Espérance », tout au sud de l'Afrique, indique MSC.
Ce contournement de l'Afrique va considérablement rallonger les trajets. L'entreprise demande à ses clients de faire « preuve de compréhension dans ces circonstances graves ». Dans une note du 7 décembre, la chercheuse Noam Raydan, du Washington institute, soulignait déjà que, pour éviter la mer Rouge, des navires contournent l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance, rallongeant leur voyage de deux semaines.
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Le même jour, CMA CGM, premier transporteur maritime français, a « décidé d'ordonner à tous les porte-conteneurs de CMA CGM dans la région qui doivent passer par la mer Rouge, de rejoindre des zones sûres » ou de ne pas sortir des eaux jugées sûres, « avec effet immédiat et jusqu'à nouvel ordre », selon un communiqué.
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