Nasa, Justice... les dernières nominations controversées de Donald Trump
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Les nominations annoncées par Donald Trump prendront effet lorsqu’il sera investi, le 20 janvier prochain, et si elles sont validées par le Sénat.
Reuters
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Les nominations annoncées par Donald Trump prendront effet lorsqu’il sera investi, le 20 janvier prochain, et si elles sont validées par le Sénat.
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Désignations en série dans les rangs de la future administration de Donald Trump. Le futur ex-président américain a posté différents messages mercredi sur son réseau social, Truth Social, dans lesquels il annonce de nouvelles nominations. Ces dernières prendront effet lorsqu'il sera investi, le 20 janvier prochain, et si elles sont validées par le Sénat. Tour d'horizon des derniers noms révélés, dont plusieurs se révèlent controversés.
Donald Trump a choisi le milliardaire Jared Isaacman comme patron de l'Agence spatiale américaine (Nasa). Chef de l'entreprise de traitement des paiements Shift4 Payments, il est l'une des principales figures des vols commerciaux dans l'espace. Il a en effet été le premier astronaute privé à y avoir marché. Et en septembre, il a réalisé la première sortie spatiale extra-véhiculaire privée de l'histoire. Autrement dit, il est sorti du vaisseau, une opération risquée jusqu'ici réservée aux professionnels.
Cette excursion faisait partie du programme Polaris, une collaboration entre lui et SpaceX, qui doit comprendre trois missions au total. Un lien qui pourrait faire l'objet d'un examen approfondi lors de futurs potentiels contrats avec l'entreprise d'Elon Musk, ce dernier devant lui aussi intégrer l'administration Trump.
Cette nomination intervient en tout cas à un moment délicat pour la Nasa. Les experts y anticipent d'importants changements d'orientation au cours du nouveau mandat de Donald Trump. Le président élu a exprimé plusieurs fois sa préférence pour une mission sur Mars plutôt que la poursuite du programme Artemis, qui vise à envoyer des astronautes sur la Lune. L'avenir de la fusée lunaire Space Launch System (SLS), propriété de l'Agence spatiale américaine, est également incertain.
Par ailleurs, Donald Trump a annoncé mercredi qu'il prévoyait de nommer l'avocat républicain Paul Atkins pour diriger l'Autorité américaine de régulation des marchés financiers (la SEC). Ancien commissaire de cette même autorité de 2002 à 2008 sous le gouvernement de George Bush, Paul Atkins est actuellement le directeur général d'un cabinet de conseil en gestion des risques, Patomak Global Partners. Il est aussi conseiller de la Digital Chamber, organisme de promotion de la technologie sur laquelle s'appuient les cryptomonnaies.
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S'il s'est déjà montré publiquement critique de l'utilisation des cryptomonnaies à des fins spéculatives, Paul Atkins n'en est pas moins partisan du développement de ce secteur à des fins transactionnelles. Cette position tranche avec celle du président sortant, Gary Gensler, qui a annoncé sa démission après l'élection de Donald Trump. Ce dernier a lancé pendant son mandat une vague de répression contre de nombreux acteurs des actifs numériques, accusés de fonctionner dans l'illégalité. Paul Atkins avait d'ailleurs publiquement critiqué l'année dernière les responsables de la SEC, estimant qu'ils auraient dû se montrer « plus accommodants » avec les entreprises du milieu des cryptomonnaies.
Dans la foulée de l'annonce de sa nomination, le bitcoin a atteint un plus haut historique à 103.800,44 dollars. C'est même la première fois qu'il a franchi la barre des 100.000 dollars. La plus importante cryptomonnaie, par la capitalisation, profite ces dernières semaines d'un « effet Trump » qui promet de faire des États-Unis « la capitale mondiale du bitcoin et des cryptomonnaies ».
Donald Trump a aussi indiqué mercredi qu'il nommerait Gail Slater comme responsable du département antitrust du ministère de la Justice. Ce choix « est une affirmation très forte de Trump sur le fait qu'il veut défier les Big tech », a expliqué Matt Stoller, spécialiste de l'antitrust.
Dans un message sur Truth Social, le président élu a d'ailleurs déploré que les géants de la tech aient « fait ce qu'ils ont voulu pendant des années, étouffant la concurrence dans notre secteur le plus innovant ». Laissant supposer qu'il compte siffler la fin de la récréation.
Si la nomination de Gail Slater est confirmée, cette ancienne lobbyiste pour des grandes sociétés de l'internet supervisera plusieurs dossiers antitrust majeurs contre des grandes firmes technologiques. Le ministère de la Justice et l'Autorité américaine de la concurrence (FTC) ont en effet cinq dossiers judiciaires en cours contre notamment Amazon, Apple et Meta.
Donald Trump a, en outre, nommé comme conseiller au commerce et à l'industrie Peter Navarro. Ce dernier a été l'un des principaux conseillers économiques de la Maison Blanche lors de son premier mandat.
Or, il a récemment purgé quatre mois de prison pour entrave aux pouvoirs d'enquête du Congrès après l'attaque du Capitole. Pour rappel, le 6 janvier 2021, des centaines de partisans de Donald Trump avaient pris d'assaut ce site, siège du Congrès américain, afin de tenter d'y empêcher la certification de la victoire de son adversaire démocrate Joe Biden. Peter Navarro a été reconnu coupable d'avoir refusé de répondre à une convocation et de fournir des documents à la commission de la Chambre des représentants qui enquêtait sur cette affaire. Il est sorti de prison mi-juillet.
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Donald Trump déjà contraint de revoir sa copie
Le futur ex-président pourrait déjà être contraint de revoir l'un de ses précédents choix. Celui de Pete Hegseth au poste de ministre de la Défense. Cette nomination est remise en question, y compris au sein du camp républicain, depuis que des accusations d'abus d'alcool et d'une agression sexuelle datant de 2017 sont ressurgies. Ces scandales n'ont pas donné lieu à des poursuites judiciaires mais pèsent lourd et suscitent des réserves quant à la pertinence de ce choix.
Donald Trump a déjà essuyé le retrait forcé de Matt Gaetz, son premier choix pour le poste de ministre de la Justice. Celui-ci a jeté l'éponge après des accusations de relations sexuelles avec une mineure.
D'autres personnalités nommées par Donald Trump sont en outre impliquées dans des polémiques. À l'instar de Robert F. Kennedy Jr, attendu au poste de ministre de la Santé, Elon Musk, désigné responsable de « l'efficacité gouvernementale, ou encore Hawaï Tulsi Gabbard, comme directrice du renseignement national.
(Avec AFP)
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