Royaume-Uni : quatre questions pour tout comprendre aux élections législatives
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Keir Starmer, le chef de file des travaillistes (Labour) et Rishi Sunak, le Premier ministre conservateur.
Reuters
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Keir Starmer, le chef de file des travaillistes (Labour) et Rishi Sunak, le Premier ministre conservateur.
Reuters
La France n'est pas le seul pays à connaître des législatives anticipées. Le 22 mai dernier, le Premier ministre britannique a annoncé la dissolution du parlement, convoquant ainsi de nouvelles élections le 4 juillet. Objectif, renouveler les membres de la Chambre des communes, la Chambre basse. 650 sièges sont ainsi mis en jeu.
Entre la montée de l'extrême droite avec Reform UK, la victoire attendue des travaillistes et le déclin des conservateurs, La Tribune revient sur les principaux enjeux du scrutin.
Après être restés au pouvoir pendant quatorze ans, les conservateurs (Tories) de Rishi Sunak devraient essuyer une débâcle historique face aux travaillistes (Labour) incarnés par leur chef de file, Keir Starmer et qui sont donnés favoris selon les sondages. D'après l'institut YouGov, les travaillistes pourraient remporter 425 sièges, avec 39% des voix, du jamais-vu. Les conservateurs, de leur côté, pourraient obtenir 108 sièges, soit 257 de moins que ce qu'ils ont actuellement.
Selon elle, « quand un gouvernement est au pouvoir pendant 14 ans, il semble normal que les Britanniques aspirent à un changement ».
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D'autant que de nombreuses crises politiques ont abîmé l'image des conservateurs depuis plus d'une dizaine d'années. De la campagne en faveur du Brexit mené sous David Cameron, aux multiples scandales de Boris Johnson avec le célèbre « partygate », sans oublier les 44 jours au pouvoir de Liz Trust qui ont fait paniquer les marchés financiers, les conservateurs ont enchaîné les bévues.
Comment expliquer la percée des travaillistes ?