Nouvelles accusations de corruption et blanchiment contre l'ex-président Lula

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(Crédits : Nacho Doce)
Le Parquet de Curitiba, au sud du Brésil, a accusé lundi l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva de nouveaux faits de corruption et de blanchiment d'argent dans le cadre du vaste scandale Petrobras.

L'ex-chef de l'Etat de 2003 à 2010 est déjà visé par cinq procédures judiciaires liées à l'opération "Lavage express", qui a révélé un vaste réseau de corruption orchestré par des entreprises du bâtiment pour truquer systématiquement les marchés publics, notamment ceux du géant pétrolier étatique Petrobras. Il pourrait être à présent inquiété dans cette sixième affaire.

L'acte d'accusation, présenté par les procureurs de l'opération "Lavage express", est relative à l'achat et à la rénovation d'une ferme à Atibaia, à Sao Paulo, qui aurait été payée avec des fonds publics. Le titre de propriété de la ferme est au nom de Fernando Bittar, associé d'un des enfants de Lula.

Bicoque contre contrat

Le leader du Parti des travailleurs (PT, gauche) et ancien ouvrier métallurgiste est accusé d'avoir "structuré, orienté et commandé le schéma illicite de paiement de pots-de-vin au bénéfice de partis politiques, de politiques et de fonctionnaires publics, alors qu'il était président de la République, en nommant des directeurs de Petrobras orientés vers la pratique de crimes au bénéfice des constructeurs Odebrecht et OAS".

L'équipe d'enquêteurs affirme que, en échange, Lula aurait garanti aux entreprises du bâtiment des contrats avec le géant pétrolier étatique Petrobras.

Douze autres personnes ont été accusées dans ce méga-scandale qui secoue le Brésil, dont l'ex-président de l'entreprise de BTP Odebrecht, Marcelo Odebrecht, et José Adelmário Pinheiro, patron d'OAS, pour corruption, blanchiment et obstruction à la justice.

Lula, 71 ans, a toujours nié toute irrégularité et dénonce un acharnement judiciaire censé l'empêcher d'être candidat pour les élections présidentielles de 2018 pour laquelle il est favori des sondages.

(avec l'AFP)

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Commentaires
a écrit le 23/05/2017 à 9:34 :
On se doute que le président Elmer, corrompu jusqu'à l'os, qui est en train de mobiliser la foule contre lui dans la rue essaye d'allumer des contre feu.

Notons par contre qu'il est fort regrettable que Lula se représente, vu comme la corruption a ravagé gauche et droite brésilienne il serait temps de changer de têtes au moins.

"Des détenus massacrés par dizaines: Chaos pénitentiaire au Brésil" https://www.monde-diplomatique.fr/2017/02/VIGNA/57088

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