Pétrole : la demande va continuer d'augmenter jusqu'en 2045, selon l'Opep
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L'organisation prévoit une hausse de 16,5% de la demande de pétrole d'ici 2045 par rapport à 2022.
Reuters
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L'organisation prévoit une hausse de 16,5% de la demande de pétrole d'ici 2045 par rapport à 2022.
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Jusqu'en 2045, la demande en or noir n'est pas près de s'arrêter. Ce, à u
n niveau bien supérieur à ce qu'elle avait envisagé précédemment. C'est la principale conclusion du dernier rapport de l'Opep sur les perspectives de la demande pétrolière mondiale, publié ce lundi 9 octobre.
(99,6 mb/j)
.Dans le détail, elle bondirait à 106,1 mb/j en 2025, 112 en 2030 avant de connaître une hausse plus modérée à partir de 2035, passant de 114,4 mb/j à 116 mb/j en 2045.
La demande dans les prochaines décennies sera tirée par les pays non-membres de l'OCDE avec l'Inde comme principal moteur, alors qu'elle déclinera à partir de 2025 dans la zone OCDE, selon l'Opep.
Les prévisions de l'Opep se fondent sur un scénario de référence. Ce dernier repose sur « une approche réaliste de la demande énergétique dans son ensemble et de la demande pétrolière », en soulignant qu'« il n'existe pas de solution unique pour répondre à la croissance mondiale des besoins en énergie », au moment où l'électricité solaire et l'électrification des voitures connaissent un essor considérable.
Pour l'Opep, la demande pétrolière ne pourra être comblée qu'au prix d'investissements dans le secteur pétrolier d'ici 2045 estimés à 14.000 milliards de dollars, soit environ 610 milliards de dollars en moyenne par an. « C'est bénéfique à la fois pour les producteurs et les consommateurs », a assuré Haitham Al Ghais.
En 2021, l'agence de l'OCDE avait surpris le monde en appelant à abandonner dès maintenant tout nouveau projet d'exploration d'hydrocarbures.
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L'Opep y répond par une mise en garde : « Les appels à arrêter les investissements dans de nouveaux projets sont malavisés et pourraient conduire au chaos énergétique et économique », selon Haitham Al Ghais.
« Ce qui est clair, c'est que le monde continuera à avoir besoin de davantage d'énergie dans les décennies à venir », a par ailleurs souligné le secrétaire général du cartel de l'Opep dans le préambule de ce rapport de 298 pages, à moins de huit semaines du début de la conférence de l'ONU sur le climat, la COP28, qui promet d'âpres débats à Dubaï sur l'avenir des énergies fossiles.
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Avec un prix du baril de pétrole Brent, qui a gagné plus de 8% entre mi-août et mi-septembre, l'économie mondiale fait face actuellement face au retour du pétrole cher. Cette hausse résulte notamment de la décision de l'Arabie saoudite et de la Russie de prolonger la réduction de leur offre jusqu'à la fin de l'année, respectivement de 1 million de barils par jour (mb/j) et de 400.000 b/j.
(Avec AFP)
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