Pétrole: la Russie se remplit les poches malgré la baisse des exportations
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Vue d'un tanker dans le terminal pétrolier de Kozmino dans la baie de Nakhodka, au sud-est de Vladivostok (Russie).
Reuters
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Vue d'un tanker dans le terminal pétrolier de Kozmino dans la baie de Nakhodka, au sud-est de Vladivostok (Russie).
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Pour l'Europe, la réduction de la dépendance à l'égard des hydrocarbures pour lutter contre le réchauffement climatique va s'avérer plus difficile que prévu. En 2023, le monde va consommer plus de pétrole qu'avant la pandémie, prévoit l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son dernier rapport mensuel, en brûlant 101,6 millions de barils par jour (mb/j), soit 2 mbj de plus qu'en 2022.
Cela va être un facteur de soutien des cours du brut qui sont déjà élevés. Ce mercredi, celui du baril de Brent évoluait au-dessus de 120 dollars et celui du baril de WTI flirtait avec les 118 dollars. Sur un an, ils ont respectivement augmenté de 61,5% et 63,5%.
Ils pourraient continuer à s'apprécier avec la mise en place progressive de l'embargo européen décidé fin mai sur les importations de pétrole russe. Car, malgré le conflit en Ukraine depuis le 24 février, il n'y a pas eu d'arrêt brutal du flux.
Ainsi, en mai, la Russie a vu ses exportations de pétrole baisser en volume mais augmenter en valeur, indique l'AIE. Dans le détail, les exportations de brut sont restées stables par rapport à avril, à 5,4 millions de barils par jour (mb/j) tandis que celles de produits raffinés ont baissé de 155.000 b/j, à 2,4 mb/j.
Même sans embargo, les exportations vers les pays de l'UE ont diminué de 170.000 b/j d'un mois à l'autre, à 3,3 mb/j. Toutefois, cette perte a été compensée par des achats chinois (voir graphique) qui ont augmenté de 240.000 b/j en mai pour atteindre pour la première fois les 2 mb/j.
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Malgré cette baisse en volume, la Russie a réussi à augmenter ses revenus pétroliers de 1,7 milliard de dollars en mai par rapport à avril pour atteindre environ 20 milliards de dollars.

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Comparées à leur niveau d'avant-guerre, les exportations russes de pétrole reculent de 265.000 b/j, avec des exportations de brut en hausse de 485.000 b/j et des ventes de produits raffinés en baisse de 750.000 b/j.