Le pays aux 3,6 millions d'habitants fait face à un important exode alors que le gouvernement n'a cessé d'augmenter les taxes pour faire face au poids grimpant de la dette. Un défaut de paiement est toutefois impossible, étant donné le statut de Porto Rico.
D'après Alejandro García Padilla, l'administration "fait tout ce qui est en son pouvoir pour éviter le défaut de paiement". Il ajoute :
"Mais nous devons faire croître notre économie, sans quoi, nous entrerons dans une spirale mortelle."
Les taxes n'ont cessé d'augmenter ces dernières années, et l'exode est à son plus haut depuis les années 50. De 12.000 personnes entre 1980 et 2000, le nombre d'immigrés portoricains vers les États-Unis a quadruplué pour atteindre 48.000 par an entre 2010 et 2013, quand l'économie a commencé à tanguer, souligne CNN Money.
L'île et ses créanciers font néanmoins face à un important problème : en tant que "commonwealth" (État libre associé aux États-Unis qui a gardé sa souveraineté), Porto Rico se trouve dans l'impossibilité de faire faillite, souligne le quotidien. Un défaut sur sa dette entraînerait probablement l'île, ses créanciers et ses résidents "dans des limbes financiers, dont ils pourraient, à l'image de la crise de la dette en Grèce, prendre des années à sortir", écrit le NY Times.
Des échéances très proches
Avec 3,6 millions d'habitants, l'île dispose d'une dette par habitant plus importante que n'importe quel État américain. Et les échéances sont très proches. Le fournisseur d'électricité géré par l'État, PREPA, doit faire face au paiement de 400 millions de dollars de dette qu'il ne pourra vraisemblablement pas payer dès le 1er juillet.
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La Société financière publique du gouvernement doit quant à elle rembourser 94 millions de dollars le 15 juillet, et la Banque de développement -principale organe d'investissement et le gestionnaire financier de la dette de l'île- 140 millions de dollars de dette obligataire au 1er août, écrit le NYT.