Élection américaine : à un pas du précipice
Antoine Malo
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Des électeurs ont attendu le dernier jour du scrutin anticipé en Géorgie pour voter, vendredi 1er novembre 2024.
LTD/Elijah Nouvelage / AFP
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Des électeurs ont attendu le dernier jour du scrutin anticipé en Géorgie pour voter, vendredi 1er novembre 2024.
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Les coups bas sont un classique des fins de campagne électorale américaine. Mais, à deux jours du scrutin présidentiel et dans une atmosphère plus volcanique que jamais, ceux que s'administrent Donald Trump et Kamala Harris ne laissent rien augurer de bon. Ces derniers jours, le populiste a passé la surmultipliée dans les insultes et les menaces à l'encontre de son adversaire. Quant à l'équipe de Kamala Harris, elle ne doit pas être tout à fait étrangère aux dernières révélations rappelant les liens entre le milliardaire et le financier et prédateur sexuel Jeffrey Epstein.
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Ce n'est donc pas un hasard si le mot « ordure » a dominé la semaine écoulée. Mais cette violence est à la mesure de l'incertitude qui pèse sur ce scrutin. Selon les dernières enquêtes d'opinion, personne ne peut prédire qui de la démocrate ou du républicain va l'emporter. La dynamique semble en faveur du candidat d'extrême droite. Mal embarqué jusqu'à la mi-septembre, il a refait son retard dans les fameux « swing States », ces sept États clés qui décideront du résultat national et que les deux candidats vont continuer à labourer jusqu'à demain soir. Selon l'agrégateur de sondages FiveThirtyEight, l'ex-président serait même en tête dans cinq d'entre eux (Pennsylvanie, Arizona, Géorgie, Caroline du Nord et Nevada), tandis que deux reviendraient à l'actuelle vice-présidente (Michigan et Wisconsin). Mais tous les écarts restent dans la marge d'erreur. Et il faut se souvenir que les instituts de sondages se sont trompés en 2020 comme en 2016.
Antoine Malo
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