Emmanuel Macron a téléphoné à Donald Trump après sa victoire
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Emmanuel Macron s'est entretenu avec Donald Trump ce mercredi.
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Emmanuel Macron s'est entretenu avec Donald Trump ce mercredi.
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Emmanuel Macron a été parmi les tout premiers chefs d'Etat et de gouvernement à s'entretenir avec Donald Trump ce mercredi. Les deux hommes ont exprimé leur « volonté d'œuvrer au retour de la paix et de la stabilité » face aux « grandes crises internationales en cours », lors de leur premier échange téléphonique après la victoire du candidat républicain à la Maison Blanche, a fait savoir la présidence française.
Lors de ce « très bon échange de 25 minutes », le chef de l'Etat français « a souligné l'importance du rôle de l'Europe et a dit au président Trump qu'il était disposé à poursuivre cette conversation et à travailler ensemble sur ces dossiers », notamment l'Ukraine et le Proche-Orient, « quand il aura pris ses fonctions » fin janvier 2025, a ajouté l'Elysée. Son entourage insiste sur le caractère « chaleureux » de l'entretien, au nom de la relation nouée dès 2017, pendant le premier mandat de l'Américain.
Le président français s'est aussi distingué comme le premier dirigeant d'un grand pays à prendre acte de la victoire du milliardaire républicain à la présidentielle américaine, jusque-là uniquement revendiquée par l'intéressé et annoncée par la chaîne Fox News. Ses homologues lui ont emboîté le pas.
« Macron a une idée très claire de ce qu'un Trump 2.0 signifie pour l'Union européenne », dit à l'AFP Mujtaba Rahman, du groupe de réflexion Eurasia Group. « Et de fait, on a observé une réaction très forte et rapide de sa part », afin de donner le ton au « message public » des Européens, ajoute-t-il.
Aujourd'hui, à l'orée d'un « come back » tonitruant de Donald Trump, potentiellement porteur d'un désengagement accéléré de Washington par rapport au Vieux Continent et Kiev, Emmanuel Macron s'estime bien placé pour prendre le leadership européen.
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Les deux hommes, qui avaient cassé les codes, chacun à sa manière, pour arriver aux affaires il y a sept ans, avaient d'abord noué une relation particulière, entre séduction et rapport de forces. Mais cela n'avait pas vraiment porté ses fruits: le Français avait échoué à empêcher plusieurs choix-clés de son homologue, comme le retrait des accords sur le climat ou le nucléaire iranien.
Avec le retour du tribun populiste, le président « doit se dire qu'il aura une petite carte à jouer », glisse un de ses proches. Affaibli en France où son camp a perdu les dernières élections législatives, il peut « retrouver une légitimité au niveau européen », abonde Mujtaba Rahman. Son pari : qu'au pied du mur, l'UE réagisse et prenne « son destin en main », comme l'a dit mercredi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Toutefois, il n'est pas assuré qu'Emmanuel Macron soit l'homme de la situation. Son « offensive de charme avait échoué » et les relations s'étaient finalement tendues dès 2018, et « on ne voit pas très bien quels sont les éléments qui permettraient de la reprendre », tranche François Heisbourg, de la Fondation pour la recherche stratégique.
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D'autant que « Macron n'est pas en mesure d'être pris au sérieux en bilatéral » depuis sa dissolution ratée de l'Assemblée nationale, puisque « nous ne savons pas qui gouvernera la France dans trois semaines, trois mois ou trois ans », ajoute-t-il.
(Avec AFP)
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