Si tout semble opposer Kamala Harris et Donald Trump, les deux candidats à la Maison Blanche ont en commun plus d'une proposition politique. Parmi elles, la détaxe sur les pourboires reçus par les salariés américains. L'ancien président a été le premier à proposer cette mesure, rejoint par Kamala Harris, dès qu'elle a été investie en août par le Parti démocrate.
2,5% des Américains touchent une partie de leur salaire en pourboire (gratuity ou tips en anglais), ce qui représente un potentiel de 4 millions de voix essentielles à l'élection. Pour ces salariés - majoritairement dans les secteurs de l'hôtellerie-restauration, des taxis, de l'entretien et de l'industrie du jeu -, l'Etat fédéral a instauré un salaire horaire minimum hors pourboire que les entreprises sont obligées de verser : 2,13 dollars de l'heure, soit 1,97 euro.
« C'est très bas et ils doivent compter, pour le reste, sur la générosité des clients pour vivre. C'est pour cela qu'il est très grossier de ne pas donner de pourboire aux Etats-Unis », explique Jean-Éric Branaa, chercheur au Centre de relations internationales Thucydide. A contrario, le salaire horaire minimum fédéral pour les salariés qui ne touchent pas de pourboire est de 7,25 dollars - un chiffre inchangé depuis 2009 -, soit 6,70 euros.