Présidentielle au Brésil : le populiste Jair Bolsonaro remporte le premier round
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La vague bolsonaro atteint aussi le parlement bresilien
Ricardo Moraes
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La vague bolsonaro atteint aussi le parlement bresilien
Ricardo Moraes
Son homophobie, son sexisme et son racisme affichés, pas plus que ses promesse populistes (libéralisation du port d'arme pour lutter contre l'insécurité, facilitation de l'usage des pesticides pour les agriculteurs), n'ont empêché son plébiscite. Bien au contraire, c'est en tant que favori que le candidat à l'élection présidentielle brésilienne Jair Bolsonaro s'est facilement hissé, dimanche 7 octobre, en tête du scrutin du premier tour de l'élection présidentielle brésilienne.
Le candidat ultraconservateur issu du Parti social libéral (PSL) a échoué de peu à se faire élire d'entrée de jeu alors qu'il a largement dominé cette séquence électorale en réunissant 46,3 % des suffrages contre 29 % pour son rival du Parti des travailleurs (PT), Fernando Haddad. Il affrontera ce dernier au second tour, le 28 octobre prochain fort de ce score qui laisse peu de place à l'espoir du côté du candidat du PT. Néanmoins, bien des choses peuvent se passer d'ici trois semaines dans une campagne qui a déjà réservé d'énormes surprises entre la disqualification de l'ex-président Lula, emprisonné pour corruption, et l'attentat qui a failli coûter la vie à Jair Bolsonaro le 6 septembre dernier.
Fidèle à sa réputation, l'ancien capitaine de l'armée, et nostalgique notoire de la dictature militaire imposée au Brésil il y a plusieurs décennies (1964-85), a surpris à l'annonce des résultats en évoquant des "problèmes avec les urnes électroniques" qui, selon lui, l'ont privé d'une victoire dès le premier tour. "Je suis certain que si ça n'avait pas eu lieu, nous aurions eu dès ce soir le nom du président de la République", a lancé l'homme de 63 ans dans une vidéo sur Facebook. Autrement, c'est un Brésil très divisé qui s'est rendu diamnche 7 octobre aux urnes, entre les électeurs anxieux pour l'avenir de la démocratie et ceux qui rejettent de manière viscérale tout retour aux affaires du PT.
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Le grand parti de gauche, qui a remporté les quatre dernières élections et a été au pouvoir 13 ans, est jugé par beaucoup comme le responsable des maux multiples de ce pays déboussolé : chômage, crise économique, corruption et insécurité. L'ancienne présidente Dilma Rousseff a fait les frais du virulent sentiment anti-PT, en échouant dimanche à être élu sénatrice dans l'Etat de Minas Gerais (sud-est) alors qu'elle était favorite. Elle a aussi été copieusement huée en allant voter. Pour de nombreux électeurs, Bolsonaro est apparu comme l'homme providentiel, avec son discours sécuritaire qui préconise la libéralisation du port d'armes, sa défense des valeurs traditionnelles et son désir de "nettoyer le pays des élites corrompues".
(Avec AFP)
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