Proche-Orient : vers un cessez-le-feu à Gaza ?
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Le message d'une manifestante américaine à Joe Biden.
LTD / AHMAD GHARABLI / AFP
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Le message d'une manifestante américaine à Joe Biden.
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Après des semaines de négociations, un cessez-le-feu dans la bande de Gaza est-il cette fois-ci en vue ? Le plan proposé par Israël au Hamas via le Qatar visant à « un cessez-le-feu durable » et à « la libération des otages », aujourd'hui au nombre de 134, a reçu vendredi le soutien de Joe Biden. « Il est temps que la guerre se termine », considère le président des États-Unis qui, lors d'un discours à la Maison-Blanche, a exhorté le Hamas à entériner cet accord. L'organisation palestinienne a jusqu'ici posé comme préalable à l'ouverture de négociations un arrêt des combats.
Dans le détail, le plan prévoit trois étapes : d'abord un cessez-le-feu complet durant six semaines, un retrait des forces israéliennes des zones peuplées de Gaza et la libération de certains otages, notamment les femmes et les personnes âgées. Dans un deuxième temps, il serait mis un terme aux hostilités et les otages encore détenus seraient libérés. Enfin, la troisième étape porterait sur la reconstruction de la bande de Gaza, détruite par les bombardements israéliens.
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Le Hamas a jugé « positivement » les propositions du président des États-Unis, « en particulier son appel à un cessez-le-feu permanent, au retrait des forces d'occupation de Gaza, à la reconstruction et à l'échange de prisonniers ». En revanche, en Israël, les partis extrémistes membres de la coalition au pouvoir, représentés par Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, et Bezalel Smotrich, ministre des Finances, les ont rejetées. Benyamin Netanyahou peut néanmoins compter sur l'appui de son opposant, membre du cabinet de guerre, Yaïr Lapid, qui a jugé hier que le gouvernement devrait se saisir de l'accord. Le Premier ministre israélien a toutefois répété qu'il poursuivrait la guerre jusqu'à « l'élimination des capacités militaires et gouvernementales du Hamas ».