Qatar : le ministre des Finances rassurant sur l'état de l'économie

En dépit de l'isolement diplomatique et économique de la péninsule, Ali Cherif al Emadi affirme que le secteur de l'énergie n'est pratiquement pas affecté par les sanctions et que l'approvisionnement en denrées alimentaires n'est pas affecté.
Nous sommes extrêmement satisfaits de nos positions, de nos investissements et de nos liquidités, a souligné le ministre.
"Nous sommes extrêmement satisfaits de nos positions, de nos investissements et de nos liquidités", a souligné le ministre. (Crédits : REUTERS/Naseem Zeitoon)

Le Qatar n'aura pas de mal à défendre son économie et sa devise, malgré les sanctions de ses voisins du Golfe, a assuré lundi le ministre des Finances, Ali Cherif al Emadi, dans un entretien accordé à CNBC. "Beaucoup pensent que nous sommes les seuls à en faire les frais (...) Si nous perdons un dollar, ils en perdrons un aussi", a-t-il affirmé.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont rompu lundi dernier leurs relations diplomatiques et économiques avec le Qatar en lui reprochant de soutenir des mouvements terroristes et de s'être rapproché de l'Iran, ce qui perturbe les importations. De nombreuses banques étrangères ont par ailleurs réduit leurs activités dans l'émirat, premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié.

Stoïcisme face à la baisse du rial

Selon Emadi, le secteur de l'énergie n'est pratiquement pas affecté par les sanctions, qui n'ont pas eu de conséquences graves pour l'approvisionnement en denrées alimentaires. Le Qatar continue en effet à importer des biens en provenance de Turquie, d'Extrême-Orient ou d'Europe et va accélérer la diversification de ses activités, a promis le ministre. Il ne s'inquiète ni de la baisse du rial ni du plongeon de la Bourse de Doha, qui a perdu 10%.

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"Nos réserves et nos fonds d'investissement représentent plus de 250% du produit intérieur brut. Je pense donc qu'il n'y pas de raison de s'inquiéter de ce qui se passe ni des spéculations sur le rial qatari", a-t-il insisté.

Emadi a par ailleurs écarté l'hypothèse d'une cession d'actifs étrangers. "Nous sommes extrêmement satisfaits de nos positions, de nos investissements et de nos liquidités", a souligné le ministre.

(Avec Reuters)

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