La crainte d'un monde structurellement plus cher
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La multiplication des crises ces dernières années ont levé le voile sur l'impact de la mondialisation sur l'inflation dans de nombreux pays.
Reuters
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La multiplication des crises ces dernières années ont levé le voile sur l'impact de la mondialisation sur l'inflation dans de nombreux pays.
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... e l'économie.
La pandémie et la guerre en Ukraine ont fait disjoncter toutes les routes commerciales mondiales. La fermeture des plus grands ports de commerce de la planète et la pagaille dans le fret aérien ont chamboulé les échanges entre les pays producteurs et les pays consommateurs. Cette succession de crises a jeté une lumière crue sur l'extrême dépendance des pays européens à l'égard de l'Asie et de la Russie. En quelques années, tous ces chocs ont ébranlé le modèle de « la mondialisation heureuse ».
Dans ce contexte particulièrement chahuté, la globalisation pourrait changer de visage dans les prochaines années. Plusieurs pays riches ont annoncé leur intention de relocaliser une partie de leurs productions et de grandes multinationales ont annoncé leur volonté d'implanter des sites industriels en Europe pour sécuriser leur approvisionnement. Ce qui pourrait avoir un impact sur le coût de production dans les entreprises et le pouvoir d'achat des ménages.
Se dirige-t-on pour autant vers un monde plus cher ? Il est encore difficile à ce stade d'établir un niveau de prix précis à moyen terme, mais certains économistes estiment que la vie sera plus coûteuse dans les années à venir. « Les effets de la pandémie et de la guerre en Ukraine vont encore se faire ressentir sur l'inflation en 2022 et 2023. Après 2024, nous sommes convaincus que nous allons vers un monde plus cher. On est passé d'un monde où l'énergie était bon marché, à un monde où l'énergie est beaucoup plus chère. La transition énergétique va rendre les prix de l'énergie bien plus coûteux », affirme l'économiste d'ING, Charlotte de Montpellier, en charge du suivi de la zone euro interrogée par La Tribune.
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Depuis le milieu des années 90, l'économie planétaire est entrée dans une ère qualifiée « d'hyper-mondialisation » par les économistes. Cette période, marquée par la création de l'organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995, a connu une accélération des échanges, une baisse des coûts de transport et un développement des chaînes logistiques partout sur la planète. Les économies émergentes, notamment en Asie, ont acquis une place considérable dans les processus de production et de consommation en seulement quelques années.