Rencontres d'Aix : et si on prenait les pays nordiques comme modèle pour l'État-providence
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Table-ronde « Dette publique : la fin de l'État-providence ? » à Aix-en-Provence, le 3 juillet 2025
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Table-ronde « Dette publique : la fin de l'État-providence ? » à Aix-en-Provence, le 3 juillet 2025
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Elle court sur toutes les lèvres, déchire les députés de l'Assemblée nationale, menace de s'ériger en un « mur » qui ferait exploser les taux d'intérêt payés par la France, chasserait les investisseurs étrangers et plongerait le pays dans une banqueroute incontrôlée... La dette publique française, qui se dresse à 3 345 milliards d'euros à la fin du premier trimestre 2025, soit 114 % du PIB, n'a jamais été aussi élevée. En zone euro, elle représente 88 % du PIB, alors que les traités de Maastricht l'avaient capé à 60 %.
Et pourtant, les besoins d'investissements en Europe sont immenses. Tant pour financer la défense européenne, sur l'injonction du président américain Trump qui a demandé que chaque pays de l'Otan investisse 5 % de son PIB dans ce secteur, que pour soutenir la transition énergétique, numérique et des technologies de rupture dont l'Europe a tant besoin, et que le rapport Draghi chiffre à 2,5 points de PIB par pays. C'est ce paradoxe qu'explore la table ronde « Dette publique : la fin de l'État-providence ? » aux rencontres économiques d'Aix-en-Provence, ce jeudi 3 juillet.
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Pour Patrick Artus, économiste et membre du Cercle des économistes, l'endettement public n'est pas un problème en soi. Il le devient « lorsque l'excès de dette publique entraîne la réduction des investissements privés. Aux États-Unis, pays extrêmement endetté, on voit que ce n'est pas le cas, car le pays a cette capacité d'attirer investissements que l'Union européenne n'a pas. » Les raisons de ce succès ? Des marchés privés unifiés et vastes, et des rendements meilleurs que ceux de l'Union européenne.