Royaume-Uni : le budget scruté de toutes parts
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Le Premier ministre britannique, Keir Starmer.
BENJAMIN CREMEL
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Le Premier ministre britannique, Keir Starmer.
BENJAMIN CREMEL
Le budget du nouveau gouvernement britannique, dévoilé le 30 octobre, sera favorable aux « travailleurs ». Le terme (« working people ») a été utilisé à de nombreuses reprises par la ministre des Finances Rachel Reeves et le Premier ministre, Keir Starmer.
Lors d'un discours au congrès annuel du Parti travailliste en septembre, Keir Starmer a fait référence à 16 reprises aux « travailleurs », sans en donner toutefois de définition précise. Cet accent mis sur les « travailleurs » apparaît comme une façon de rassurer les électeurs sur le fait qu'ils ne seront pas affectés par les hausses d'impôts qui semblent se profiler.
Les spéculations vont bon train sur les mesures qui pourraient être annoncées pour 2025. Avant les élections législatives de juillet, les travaillistes avaient promis de ne pas augmenter l'impôt sur le revenu, ni la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et les cotisations de sécurité sociale, qui représentent la majeure partie des recettes fiscales.
« Il n'y aura pas de retour à l'austérité », a insisté Rachel Reeves dans son discours fin septembre, jurant que son « optimisme pour la Grande-Bretagne » était « plus vif que jamais ». La ministre des Finances a ainsi juré que son budget, le 30 octobre, ne comprendrait pas de hausse d'impôts pour les travailleurs, ni sur les sociétés.
Mais le gouvernement doit impérativement trouver de quoi redresser les finances publiques pour améliorer les services publics et investir dans les infrastructures. La ministre a ainsi confirmé fin septembre l'extension de la taxe sur les profits exceptionnels des entreprises énergétiques et l'introduction de la TVA sur les frais de scolarité des écoles privées. Elle entend aussi accroître la lutte contre l'évasion fiscale et s'attaquer aux entreprises qui ont indûment profité des aides Covid.
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Keir Starmer a pour sa part annoncé des « décisions douloureuses », à commencer la suppression d'un chèque énergie pour des millions de retraités.
L'exécutif n'a par ailleurs pas exclu une augmentation des cotisations patronales, suscitant les critiques du camp conservateur. Ce dernier accuse les travaillistes de ne pas tenir leurs promesses électorales. En réponse, le Parti travailliste assure avoir été clair sur le fait que ce seraient les « travailleurs » qui seraient épargnés par les augmentations d'impôts, et non les entreprises.
Ce vendredi, la BBC a par ailleurs rapporté que le gouvernement envisageait de modifier la fiscalité sur les droits de succession. Des changements sur les exonérations et allègements fiscaux sont à l'étude, a indiqué la radio britannique, sans citer de sources.
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L'inflation britannique a atteint en septembre son plus bas niveau depuis trois ans, à 1,7%, un chiffre inférieur aux attentes, qui devrait pousser la Banque d'Angleterre (BoE) à abaisser ses taux d'intérêt d'ici la fin de l'année.
Ce ralentissement constitue une bonne nouvelle pour le gouvernement du Premier ministre Keir Starmer, en quête d'annonces positives à deux semaines de la présentation de son premier budget, qui sera difficile en raison de l'état des finances publiques du pays. « C'est une bonne nouvelle pour des millions de familles », s'est félicité Darren Jones, secrétaire en chef du Trésor britannique. « Il reste toutefois encore beaucoup à faire pour protéger les travailleurs. »
(Avec agences)
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