Royaume-Uni : un retour de la croissance encore fragile
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La croissance du Royaume-Uni a rebondi de 0,2% en août, après avoir stagné en juillet, a annoncé vendredi l'Office national des statistiques (ONS).
Reuters
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La croissance du Royaume-Uni a rebondi de 0,2% en août, après avoir stagné en juillet, a annoncé vendredi l'Office national des statistiques (ONS).
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Bonne nouvelle pour les Britanniques. La croissance du Royaume-Uni a rebondi de 0,2% en août, après avoir stagné en juillet, a annoncé ce vendredi l'Office national des statistiques (ONS).
« Le retour de la croissance est une bonne nouvelle », a immédiatement salué la ministre des Finances Rachel Reeves dans un communiqué, rappelant que la progression du PIB « est la priorité numéro un de ce gouvernement ».
La relance de la croissance est cruciale pour « réparer le NHS », le service de santé publique, « reconstruire le Royaume-Uni et améliorer les conditions des travailleurs », a-t-elle ajouté. Une référence à la loi « Employment Rights Bill » que le Premier ministre a présenté mercredi au Parlement comme la « plus grande amélioration des droits des travailleurs sur une génération ». Cette dernière constitue une première brique dans un ambitieux projet visant à réformer le marché du travail. Les deux sujets sont d'autant plus liés selon le gouvernement que la vice-Première ministre Angela Rayner, chargée de ce dossier, avait jugé dans un communiqué qu'il fallait tourner la page d'un « droit du travail obsolète qui freine le développement du pays ».
Bien qu'il va falloir attendre avant de voir les effets de ce texte sur l'économie britannique, il n'en demeure pas moins qu'en août, « tous les secteurs principaux de l'économie ont affiché de la croissance » a précisé sur le réseau social X Liz McKeown, directrice des statistiques économiques de l'ONS.
Mais, de façon plus générale, la progression a « ralenti ces derniers mois », a-t-elle rappelé. Le PIB avait en effet déjà stagné en juin. Et si l'économie britannique a rebondi en début d'année après une courte récession fin 2023, la reprise reste modeste et a tendance à ralentir, selon les économistes.
Reste que le rebond du mois d'août tombe à pic pour le gouvernement du Premier ministre Keir Starmer, qui cherche un nouvel élan après des débuts chaotiques. Le nouveau gouvernement a notamment blâmé 14 années de gouvernements conservateurs pour un « trou noir » de 22 milliards de livres. La dette publique a atteint en août un niveau inédit depuis les années 1960 : 100% du produit intérieur brut (PIB). Pour remettre en ordre les comptes publics, Keir Starmer a d'ores et déjà prévenu que ce budget serait « douloureux », vu l'état des finances publiques, un aveu qui lui a beaucoup coûté en popularité.
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Les données publiées vendredi, conformes aux attentes des analystes, « donneront un coup de pouce opportun » au gouvernement « dans un contexte de pressions croissantes sur les dépenses (mais) les perspectives sont assombries par une incertitude croissante » sur l'économie, a commenté Yael Selfin, économiste chez KPMG. Concernant les mois qui viennent, « un léger ralentissement de la croissance du PIB est plus probable qu'une nouvelle récession », note Ashley Webb, analyste chez Capital Economics.
Pour redynamiser l'économie du pays, le gouvernement britannique a annoncé jeudi jusqu'à 24 milliards de livres (28,6 milliards d'euros) d'investissements privés dans l'énergie décarbonée. Le Premier ministre Keir Starmer voit dans cette annonce sa « volonté inébranlable de stimuler la croissance » du pays.
Ce chiffre comprend notamment un nouvel investissement de 12 milliards d'euros du géant espagnol Iberdrola, portant à 24 milliards l'apport de l'entreprise dans le pays sur les quatre prochaines années, si l'on prend en compte les montants déjà annoncés. Outre Iberdrola, les 24 milliards incluent essentiellement deux autres engagements, dans l'éolien en mer : l'un de 8 milliards du Danois Orsted, l'autre de 2,5 milliards de l'entreprise Greenvolt.
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Londres a par ailleurs annoncé la semaine passée un investissement public de près de 22 milliards de livres (26,2 milliards d'euros) sur 25 ans pour développer des pôles de captage et stockage de carbone dans le pays. Avant cela, le gouvernement avait déjà lancé en juillet son grand plan sur les énergies vertes, qui doit amener à la création d'une nouvelle entreprise publique, Great British Energy. Dotée de 8,3 milliards de livres (9,9 milliards d'euros) d'argent public sur cinq ans, elle sera chargée d'investir dans les éoliennes flottantes, l'énergie marémotrice ou encore nucléaire.
(Avec AFP)
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