Russie : le FMI prévoit un retour de la croissance en 2016

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Le FMI a salué l'abandon du contrôle des changes et le programme de recapitalisation des banques afin de stabiliser le secteur financier et la valeur du rouble.
Le FMI a salué l'abandon du contrôle des changes et le programme de recapitalisation des banques afin de stabiliser le secteur financier et la valeur du rouble. (Crédits : © Maxim Shemetov / Reuters)
La Russie connaîtra une croissance de 0,2% en 2016, estime l'institution qui prévoit également une hausse annuelle du PIB à 1,5% à moyen terme. Mais en cas de nouvelles baisses des prix du pétrole, entre autres, le FMI pourrait revoir son optimisme à la baisse...

Un PIB qui devrait chuter de 3,4% en 2015, selon le FMI, une inflation qui atteint les 16% aujourd'hui. En dépit de ces chiffres catastrophiques, Ernesto Ramirez Rigo, à la tête d'une mission du FMI en Russie, a assuré, vendredi 22 mai, que la Russie va rapidement remonter la pente

Il estime que la croissance reviendra en 2016 et atteindra les 0,2%, après avoir tablé sur une contraction de 1,1% du PIB. En outre, l'inflation tomberait à 12,5% cette année-là.

A moyen terme terme -sans préciser la période- , le FMI attend une croissance à 1,5%, supérieure à celles de 2014 et 2013, respectivement enregistrée à 0,6% et 1,4%, mais bien en deçà des 3,4% de 2012.

Le FMI salue l'abandon du contrôle des changes et la recapitalisation des banques

"Les mesures des autorités russes ont aidé à la stabilisation de la situation économique et ont permis la stabilisation du rouble. Et objectivement, cela a entraîné un regain de la confiance", a déclaré ce dernier lors d'une conférence de presse.

Concrètement, Ernesto Ramirez Rigo a salué l'abandon du contrôle des changes et le programme de recapitalisation des banques afin de stabiliser le secteur financier et la valeur du rouble. Moscou avait notamment annoncé un plan de recapitalisation du secteur bancaire s'élevant à 13,3 milliards d'euros.

En Ukraine, attention à tout regain de violence, prévient le FMI

Toutefois, le FMI souligne "les fortes incertitudes" et appelle malgré tout Moscou à se montrer "prudent", aussi bien en termes de politique budgétaire que monétaire et notamment concernant la baisse progressive des taux menée par la banque centrale. En outre, le FMI craint qu'une nouvelle baisse du prix du pétrole mette le pays à mal le pays. Or le budget de l'État russe dépend particulièrement des hydrocarbures.

Enfin, un regain de violence dans l'est de l'Ukraine pourraient changer la donne, selon le FMI.

De mauvais nouvelles, moins mauvais que prévues

Aujourd'hui, l'économie russe est tiraillée entre des résultats inquiétants ou moins mauvais qu'attendus.

Le 15 mai, le pays avait annoncé une contraction de 1,9% de son PIB en glissement annuel, alors qu'il tablait sur une baisse de 2,2%. Mais pour Nikolaï Kondrachov, membre de la Haute Ecole d'Economie de Moscou, "l'économie russe envoie actuellement des signaux contradictoires quant à son état actuel [...] D'un côté, il est évident qu'une stabilisation est en cours dans le secteur financier [...], de l'autre, la situation du secteur réel continue de se dégrader".

Les statistiques d'avril publiées cette semaine révèlent notamment une brusque rechute de la production industrielle.

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Commentaires
a écrit le 22/05/2015 à 16:41 :
Pardonnez-moi l'hardiesse de ma requête, mais je suis ulcérée de voir tant de Vladimir Poutine dans LT et pas un seul article sur ce magnifique homme d'État qui est le Président ukrainien Pietro Poroshenko, le Démocrate européen. En toute évidence, le long bras du Kremlin est partout….. même en France.
Réponse de le 22/05/2015 à 17:25 :
@Milena D
Juillet 2014, Le Nouvel Observateur "Révélations, les espions de Poutine en France"
12 pages consacrées au sujet.
Voici le début du premier article recopié:
"L'homme était trop indiscret. Il cherchait des informations intimes sur un proche de François Hollande. Il se renseignait sur sa vie privée, ses amis, ses réseaux. Il se présentait comme diplomate, "attaché de l'air adjoint" à l'ambassade de Russie en France. En réalité, le colonel Iliouchine travaillait pour le GRU, l'un des services russes d'espionnage. dans le jargon il faisait l'"environnement" d'un important collaborateur du chef de l'Etat. Sa mission: implanter une taupe au cœur du pouvoir français.
Iliouchine était surveillé. Les contre-espions de la DCRI ont suivi ses faits et gestes pendant des mois. Ce qu'ils ont vu les a bluffés - inquiétés aussi. Agé d'une trentaine d'années, le colonel n'était pas un de ces espions post-soviétiques, fatigués et alcooliques, qu'ils filochaient dans les années 1990, mais un officier de renseignement de nouvelle génération, celui de la Russie de Poutine, froid et efficace comme le maitre du Kremlin.
Etc.
Réponse de le 22/05/2015 à 17:48 :
@Milena D: Concernant Mr. Poroshenko, grand démocrate, c'est du second degré?
Réponse de le 22/05/2015 à 21:34 :
@ Alain D: votre commentaire (ou plutôt copié-collé) renforce les suspicions de qu'il existe des agents de Moscou au sein des rédactions parisiennes. Mme. D dit qu'elle regrette de ne pas voir des billets sur le Prés. Poroshenko et un peu sournoisement (à mon avis) elle avance que la cause c'est qu'il y a des "hommes de Moscou" parmi les journalistes en France. Pour moi tout cela est ridicule, cependant ce sont des soupçons plutôt graves et il nous faut de preuves. Vous et Mme D pourriez nous en parler davantage sur vos soupçons ?
a écrit le 22/05/2015 à 14:48 :
Le FMI est une institution contrôlée par les États-Unis de l'Amérique, si il prévoit le retour de la croissance en Russie pour 2016 c'est que celui-ci va arriver même à la fin de cette année. D'ailleurs par où sont-ils passés tous ces "experts" en économie en troll anti-Poutine qui nous ont assommé pendant une année avec leur "prévisions" catastrophiques et leur critiques à deux balles par rapport à l'économie russe ? le vieux proverbe arabe des chiens et de la caravane qui passe y est plus que d'actualité.
Réponse de le 22/05/2015 à 17:00 :
@RobertEX
Le prix des hydrocarbures ne remontent qu'à cause de l'instabilité grandissante dans la région du monde plus grosse exportatrice (conflits Yémen, Irak, Syrie et Lybie et instabilité chez les voisins saturants de réfugiés et menacés aussi par les islamistes)
La demande mondiale augmente, mais les productions nouvelles aussi.
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04/05/2015 - AUTOMOBILE
Le marché automobile continue de chuter en Russie :
Face à l’effondrement des ventes qui touche presque toutes les marques automobiles en Russie, les constructeurs qui tirent leur épingle du jeu sont généralement ceux dont la production est localisée en Russie.
Baisse des ventes au 1er trimestre : -36%.
Les acteurs du marché sont convaincus que cette situation ne fera que s’aggraver. « Le marché automobile n’a pas encore touché le fond. La chute des ventes va se poursuivre dans les mois à venir ; avril et mai seront les périodes les plus difficiles », prévoit notamment Oleg Mosseïev, vice-président de l’Association russe des distributeurs automobiles.
Les vendeurs confirment que les ventes de nouveaux véhicules auront diminué de moitié à la fin de l’année, pour un total de 1,2 ou 1,3 million d’automobiles vendues. Les plus alarmistes affirment même que les ventes ne dépasseront pas le million, ce qui représenterait une chute d’au moins 70 %.
Au nombre des facteurs économiques, on constate l’impact particulièrement négatif de l’effondrement du marché du crédit auto. L’envolée des taux d’intérêt des crédits auto (jusqu’à 25 % ou 30 % annuels dans certains cas) a mis un sérieux frein à ce type d’achats. « Aux taux actuels, en contractant un crédit auto sur trois ou quatre ans, les gens se retrouvent, à la fin, à payer le double ! », dénoncent les vendeurs, unanimes. De fait, la part des ventes à crédit, qui représentait auparavant de 40 % à 50 % du volume total des ventes automobiles, a reculé jusqu’à 7 % à 8 %.
Autre coup fatal porté au marché : la flambée des prix provoquée par la dévaluation du rouble. Les rythmes de cette envolée varient de 10-15 % à 50-60 %, voire plus. Et même le récent renforcement du rouble ne semble pas en mesure, pour l’heure, de ralentir cette escalade.
Réponse de le 22/05/2015 à 18:07 :
@RobertEX: Qu'est-ce qu'il y a de méchant dans les prévisions du FMI? La situation est un peu mieux que prévue, mais il y a une bonne explication pour cela: le prix du pétrole n'est plus dans le couloir de 45-60 USD/baril, mais 60-70. Sur les certains marchés la situation est assez catastrophique, voir le marché des voitures ci-dessus. @Alain d aime raconter des horreurs de la Russie, mais dans ce cas il a raison. La situation pourra être meilleure à la fin de l'année? Oui, même c'est probable si le baril augmente encore. En tous cas l'économie s'adaptera.
Réponse de le 22/05/2015 à 18:39 :
@Ex-Moscovite
"Alain d aime raconter des horreurs de la Russie"
Je n'aime pas raconter de horreurs, c'est vous qui raconter, ou relayer la propagande, moi je rapporte des faits ou des écrits, juste la réalité, la preuve, l'article en question:
http://www.lecourrierderussie.com/2015/05/marche-automobile-chuter-russie/
"Les Russes n’ont pas confiance dans l’avenir et repoussent leurs achats de biens durables onéreux, notamment les voitures."
Réponse de le 22/05/2015 à 21:41 :
@ Alain d : "Les Russes n’ont pas confiance dans l’avenir et repoussent leurs achats de biens durables onéreux, notamment les voitures."

À l'évidence vous n'a jamais été en Russie et moins vraisemblablement cette année. Ce qui vous avancez c'est de la propagande car il ne corresponde nullemnt avec la réalité en Russie. Bien au contraire.

Je vous suggère donc d'y faire un petit saut et prendre la température sur place. C'est presque l'été et il faut beau à Moscou. Parlez aux gens dans la rue, dans les bistrots, ils sont réservés mais très aimables les moscovites. Sans doute cela va vous apporter bien plus d'informations que le courrier de la Russie (un journal d'ailleurs très tendancieux car écrit par des Français). Expérimentez, cela vaut le détour.
Réponse de le 22/05/2015 à 22:21 :
@Alain d: 1. L'information dans vos commentaires de cet article est correcte. Je l'ai clairement écrit ci-dessus.
2. Quelqu'un avec votre pseudo raconte des fois des horreurs souvent ineptes de la terrible dictature en Russie et des gentils pays limitrophes. Si ce n'est pas vous, je vous présente mes excuses.
3. C'est bien que vous présentiez les références, mais il faut comprendre que l'information des médias n'est pas toujours fiable. Désolé, mais il existe des journalistes incompétents et/ou avec les préjugés sans parler de la politique éditoriale. J'ai travaillé dans les média russes, donc, je sais de quoi je parle. Cela concerne d'autres pays également.
Réponse de le 22/05/2015 à 22:46 :
Tout se résume à un jeu de dupes. Alain d est le troll pro OTAN US et anti Poutine et anti FN qu'on connaît assez bien. Les styles sont les mêmes. Quand il ne veut pas signer il copie-colle des longues tirades é nous faire dormir debout et "signe" d'une phrase contre Poutine et le FN.
Perso, je ne participe plus d'un fil de discussion dès que le sujet est Russie ou Ukraine, car exposer un point de vue c'est une chose, faire de la propagande (soit atlantiste ou russe) en est toute une autre.
Il vaut mieux donc lire et commenter des billets dans des forums partis pris, c'est moins agaçant et plus enrichissant pour l'esprit.

Bonne week-end. (Matt)
Réponse de le 23/05/2015 à 10:31 :
Ex-Moscovite, ne seriez vous pas un "alter ego" d'Alain d ? :-)

Alain d, ne seriez vous pas un "alter ego" d'Ex-Moscovite ? :-)
Réponse de le 23/05/2015 à 11:49 :
@Matt: Merci pour votre remarque. Oui, c'est ce que je suppose, mais quand même il y a eu des trolls usurpant des pseudos. Bonne week end
Réponse de le 23/05/2015 à 17:19 :
Une question qui peut paraître un peu sotte mais que pourtant il n'en est pas, car elle relève de la plus haute qualité (pour moi) d'un esprit humain : la honnêteté.

En toute honnêteté, dites-moi, mon cher Alain d des commentaires à 17:00 et à 18:39, êtes-vous l'original Alain d ou quelqu'un qui emprunte son pseudo ?

Je considérerait votre réponse comme étant LA VÉRITÉ. Merci.
Réponse de le 23/05/2015 à 20:04 :
@ Alain d: une question qui peut paraître un peu sotte, et pourtant elle n'en est pas :
en toute honnêteté, dites-nous, mon cher Alain d des commentaires à 17:00 et à 18:39, êtes-vous le vrai Alain d ou quelqu'un d'autre qui emprunte son pseudo ?

Votre réponse je la considérerait comme étant LA VÉRITÉ. Merci.
a écrit le 22/05/2015 à 13:58 :
Les sanctions sont finalement une bonne chose pour la Russie, car le pays a dû réorienter son économie au lieu de se reproser sur les importations. Cela veut dire que les industries et la création d'emplois russes vont de nouveau être prioritaires :-)
Réponse de le 22/05/2015 à 17:33 :
@Patrickb
Possible, mais pas certain, certes il y aura une évolution forcée momentanée, mais après?
Mais ce serait souhaitable pour le peuple russe, la Russie, et les voisins qui sont liés économiquement, et plongent aussi actuellement, Kazakhstan, Biélorussie et Ukraine. C'était mon avis premier, maintenant j'en doute.
ANALYSE BANQUE RUSSE ALFA :
A- Un manque de main d’œuvre qualifiée :
a) Une évolution démographique défavorable et des capacités de production insuffisantes.
La Russie manque de main d’œuvre. Entre 1989 et 2012, le nombre de jeunes de moins de 20 ans est tombé de 44 à 30 %, ce qui correspond à une perte de 14 millions d’individus. « L’immigration, en provenance surtout d’Asie, peut aider dans certains secteurs, mais pas dans tous. L’économie est devenue sophistiquée »
b) Second frein, l’industrie, fonctionnant à pleine capacité, n’est pas capable d’accroître son niveau de production. Sa seule possibilité pour gagner de la compétitivité est donc une baisse de la monnaie, le rouble. Or, tant qu’il n’y aura pas de mesures structurelles, « la productivité restera faible », expose Natalia Orlova, qui craint que, « si l’inflation augmente, de nouvelles pressions sur le rouble apparaissent », ce qui pèserait alors sur le seul véritable moteur de la relance, c’est-à-dire l’investissement.
c) Certes, de grandes entreprises internationales cherchent aujourd’hui à profiter du contexte économique pour réaliser des acquisitions en Russie, mais le climat d’affaires n’est pas favorable aux investissements directs étrangers (IDE). Au sein du gouvernement, nombreux sont ceux qui veulent privilégier l’investissement russe. C’est pourquoi la corruption y est généralement acceptée. Elle est une barrière aux IDE et est utilisée généralement en faveur des opérateurs locaux.
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B- Une coopération limitée avec la Chine :
a) Au demeurant, Natalia Orlova se déclare « pessimiste » quant à l’évolution de la coopération avec la Chine. S’agissant du partenariat financier, « les Chinois ne se pressent pas », assure-t-elle. Quant au volet pétrolier, « où sont les investissements chinois ?», interroge-t-elle. Le secteur des hydrocarbures étant aux mains des Russes, « il devrait le rester », pense-t-elle, la corruption servant aussi à les protéger.*
b) Au total, les IDE comptent peu dans l’économie russe. Les acteurs étrangers sont surtout présents dans l’automobile et l’agroalimentaire, deux secteurs qui bénéficient de la bonne tenue jusqu’à présent de la consommation, soutenue par les hausses de salaires et la diminution du chômage, dont le taux est historiquement faible à 5 %. En 2013, 59 % des dépenses dépendaient du budget public : 25 % pour les salaires des fonctionnaires et 34 % pour les retraités. L’État continue à créer des emplois et à augmenter les salaires.
c) Pour autant, la consommation ne sera pas aussi forte que par le passé, en raison notamment de la progression de l’inflation, qui est passée de 6 % à 11 % à la fin de l’année dernière, puis à 14 % aujourd’hui. Elle monterait encore à 17 % en mai prochain, avant de redescendre à 10 % à la fin de l’année, selon l’économiste d’Alfa Bank, qui juge « hautement irréalistes », les prévisions de 4 à 4,5 % de la Banque centrale russe (CBR). Pour Natalia Orlova, compte tenu des risques inflationnistes et de la faible croissance économique, « une nouvelle phase de dépréciation du rouble est juste une question de temps.
a écrit le 22/05/2015 à 11:52 :
Et si Hollande paie le milliard et demi qu'il doit pour les Mistral la croissance russe sera encore plus importante ! ;-)

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