Scandale 1MDB : des poursuites en Malaisie contre des responsables de Goldman Sachs

 |   |  292  mots
(Crédits : Brendan McDermid)
La Malaisie a annoncé vendredi des poursuites judiciaires contre 17 actuels ou anciens directeurs de trois filiales de Goldman Sachs, dans le cadre du vaste scandale autour du fonds souverain malaisien 1MDB.

Le pillage de milliards de dollars du fonds 1MDB censé contribuer au développement économique de la Malaisie a débouché sur un vaste scandale, de multiples enquêtes judiciaires, et a contribué à la chute de l'ex-Premier ministre malaisien Najib Razak, inculpé de corruption.

La banque Goldman Sachs incriminée

L'affaire a éclaboussé jusqu'à la banque américaine Goldman Sachs soupçonnée d'avoir prêté son concours à des détournements présumés.

"Des poursuites criminelles ont été lancées aujourd'hui (...) contre 17 actuels et anciens directeurs (...) de trois filiales de la banque d'investissement Goldman Sachs", a déclaré dans un communiqué le procureur général de Malaisie, Tommy Thomas.

"Des peines d'emprisonnement et des amendes seront requises contre les accusés, compte tenu de la gravité du schéma de fraude et de rétournement de milliards de produits d'obligation", a-t-il ajouté.

Ce volet de l'enquête porte sur le rôle du géant de la finance Goldman Sachs dans des émissions obligataires de plus de 6,5 milliards de dollars au profit du fonds 1MDB.

17 actuels ou ex-directeurs poursuivis

Le communiqué cite les noms des 17 personnes poursuivies, et qui furent directeurs des filiales de Goldman en question entre mai 2012 et mars 2013. Des poursuites avaient été lancées en décembre en Malaisie contre les trois filiales, Goldman Sachs International, Goldman Sachs (Asia), et Goldman Sachs (Singapore), et deux anciens employés, Tim Leissner et Ng Chong Hwa. Ils sont soupçonnés d'avoir détourné à leur profit 2,7 milliards de dollars, d'avoir acheté des responsables et d'avoir fourni de fausses déclarations en réalisant les émissions obligataires pour le compte de 1MDB.

Goldman Sachs avait riposté en accusant l'ex-gouvernement malaisien et les responsables d'un fonds souverain de lui avoir menti.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/08/2019 à 9:32 :
Rien de nouveau sous le soleil! si ce n'est qu'il y a poursuite ou je dois constater que les mêmes affaires en europe n'existent pas. Sans doute la vertue européenne !!!!

Et puis avoir nommé a la bce christine permettra sans doute de faire un arbitrage avantageux !!!

Toute cette période ou d'anciens dirigeants de cette banque ont été au pouvoir en europe, autant en italie, en grèce en france bref partout, je pense que cela (les condamnations) sont possible en malaisie, car j'imaginque qu'il n'y a pas tant de personnes au pouvoir ayant travaillé dans cette banque ou plus globalement dans les banques, allez !!! un petit aller retour en mode pantouflage !!!!

Et le libor permet de ocnstater qu'il ne se passera rien, comme la crise de 2008!

Heureusement que cela ne se passe pas en europe !!! ouf nous sommes sauvé !!!!
a écrit le 09/08/2019 à 9:04 :
La Malaisie, démocratie supérieure donc à l'union européenne qui elle a validé les magouilles de GS afin de falsifier les comptes de la Grèce pour la faire rentrer dans l'UE. ON peut même tranquillement pensre qu'ils ont fait appelle à GS exprès pour cela.

BIenvenu en UERSS, empire prévu pour durer mille ans.
Réponse de le 10/08/2019 à 12:13 :
La Grèce a adhéré à la CEE en 1981 soit bien avant que la Goldman Sachs ne maquille ses comptes (à partir de 1997).
Réponse de le 13/08/2019 à 9:22 :
troisième réponse (-_-)

Peux tu nous dire donc à quel occasion GS a maquillé les comptes de la Grèce avec l'aval des autorités européennes stp ?

Soit tu en dis trop soit pas assez et si je peux pas poser cette simple question dans un pays qui se déclare chantre des droits de l'homme vous virez mon commentaire de base vous ne l'instrumentalisez pas.

C'est vraiment pénible les gars... -_-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :