Sommet sur l'Ukraine : l'Europe doit « se préparer au pire » (Ursula von der Leyen)
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Les chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Londres ce dimanche 2 mars.
Reuters
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Les chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Londres ce dimanche 2 mars.
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L'Europe veut prendre les devants après la brutale altercation entre Trump et Zelensky. Réunis pour un sommet décisif à Londres ce dimanche, les chefs d'Etat et de gouvernement alliés de l'Ukraine ont réaffirmé leur soutien militaire et diplomatique à Kiev fragilisé par le coup de sermon du président américain. "L'Europe doit faire le gros du travail, mais pour défendre la paix sur notre continent, et pour réussir, cet effort doit être fortement soutenu par les États-Unis", a déclaré à l'issue de la rencontre son hôte, le Premier ministre britannique Keir Starmer. "Davantage de pays européens vont augmenter leurs dépenses de défense", a assuré à des journalistes le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, saluant une "très bonne nouvelle".
"Nous devons urgemment réarmer l'Europe", a déclaré dimanche la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à l'issue d'un sommet crucial à Londres sur la sécurité européenne et la guerre en Ukraine. S'exprimant devant la presse, la dirigeante européenne a annoncé qu'elle présenterait "un plan global sur la manière de réarmer l'Europe" lors du sommet spécial de l'UE sur la défense jeudi prochain, évoquant la nécessité d'augmenter les dépenses de défense "sur une période de temps prolongée". Les 18 dirigeants de pays alliés de Kiev, réunis dimanche autour du président ukrainien Volodymyr Zelensky, ont eu une discussion "bonne et franche", et ont évoqué le besoin de "garanties de sécurité globales" pour l'Ukraine dans l'avenir, qui vont de "la survie économique à la résilience militaire", selon Mme Von der Leyen.
En parallèle, "il est maintenant de la plus haute importance que nous augmentions nos dépenses" de défense eu Europe et que "nous nous préparions au pire", a-t-elle ajouté. "Il est dans notre intérêt commun d'empêcher de futures guerres", a-t-elle affirmé, interrogée sur le message qu'elle souhaitait adresser aux États-Unis. "Nous sommes prêts ensemble, avec vous, à défendre la démocratie, à défendre le principe qu'il y a un État de droit, et qu'on ne peut envahir son voisin ou changer les frontières de force", a-t-elle ajouté.
Washington ayant encore fait monter la pression dimanche sur M. Zelensky, en laissant planer l'idée qu'il pourrait devoir partir. "Nous avons besoin d'un dirigeant qui peut traiter avec nous, traiter avec les Russes à un moment et mettre fin à cette guerre", a déclaré, le conseiller à la sécurité nationale de M. Trump, Mike Waltz.
Washington et Moscou, qui se réjouit du changement radical de la politique américaine, ont lancé, sans inviter l'Ukraine ni les Européens, des négociations pour mettre fin à la guerre, dont le président américain refuse de considérer Moscou comme responsable.
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Dans ce contexte, et peu avant la réunion de Londres, M. Starmer a annoncé sur la BBC travailler avec la France sur "un plan pour faire cesser les combats" entre l'Ukraine et la Russie, qui sera présenté aux Etats-Unis.
A l'issue de la réunion, il a promis de mettre en place "une coalition des bonnes volontés" pour défendre un futur accord de paix en Ukraine. "Un certain nombre de pays" ont indiqué vouloir faire partie de ce projet, a-t-il assuré, sans citer de nom.
S'agirait-il de déployer des troupes en Ukraine, comme MM. Starmer et Macron l'ont évoqué ? Mme Meloni semble en tout cas d'ores et déjà exclure de rejoindre cette "coalition", évoquant une "solution qui risque d'être très complexe".
Côté défense, M. Starmer a par ailleurs annoncé un nouvel accord qui permettra à Kiev d'acheter 5.000 missiles de défense aérienne fabriqués à Belfast, en Irlande du Nord, pour un montant de 1,6 milliard de livres sterling (1,94 milliard d'euros). Samedi, le Royaume-Uni avait signé un accord de prêt de 2,26 milliards de livres (près de 2,74 milliards d'euros) pour soutenir les capacités militaires ukrainiennes.
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Dans un entretien à plusieurs journaux français, M. Macron s'est dit pour sa part prêt à "ouvrir la discussion" sur une éventuelle future dissuasion nucléaire européenne, après une demande en ce sens du futur chancelier allemand Friedrich Merz. Favorable à "un financement massif et commun" représentant "des centaines de milliards d'euros" pour bâtir une défense commune, il estime que "c'est le moment d'un réveil stratégique, parce que dans tous les pays il y a un trouble, une incertitude, sur le soutien américain dans la durée".
(Avec AFP et Reuters)
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