Transition énergétique : la nécessaire et difficile désintoxication du charbon
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Une mine de charbon en Indonésie.
Reuters
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Une mine de charbon en Indonésie.
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Pour réussir la transition énergétique à l'échelle du monde, la réduction de l'utilisation du charbon est « une étape clé », a averti ce mardi Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), en présentant le nouveau rapport de l'agence sur le charbon : « Coal in Net Zero transitions ». Sa combustion en fait le premier contributeur aux émissions de CO2, avec 15 milliards de tonnes rejetées en 2021, sur un total de 36,3 milliards de tonnes. Mais c'est aussi le carburant numéro 1, à 36%, pour produire de l'électricité dans le monde. Sa réduction est donc un enjeu majeur pour la planète.
Sans aucune action, l'objectif de contenir le réchauffement climatique sous le seuil des 1,5 degré, avant 2100 ne sera pas atteint. Or, alerte l'AIE, il y a urgence. « 95% de la consommation de charbon provient de pays qui se sont engagés à atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050 », constate Fatih Birol. Si rien n'est fait, 330 milliards de tonnes de CO2 seront rejetés dans l'atmosphère.
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Pour inverser la tendance, l'AIE se base sur plusieurs scénarios et mesures. Selon celui de l'APS (Announced Pledges Scenario), basé sur les engagements pris par les gouvernements, la demande mondiale de charbon doit baisser de 70% d'ici 2050 et celle de pétrole et du gaz de 40%. Dans le scénario plus ambitieux NZE (Net Zero Emissions), qui vise à la neutralité carbone en 2050, cette demande doit chuter de 90% d'ici 2050. Quant à la production d'électricité, elle doit être complètement décarbonée d'ici 2035 dans les économies développées, et d'ici 2040 à l'échelle mondiale.