Trump oppose son veto à l'embargo du Congrès sur les ventes d'armes à Ryad

 |   |  553  mots
Le président américain Donald Trump.
Le président américain Donald Trump. (Crédits : Jonathan Ernst)
Le président américain Donald Trump a mis son veto mercredi à des résolutions du Congrès bloquant des ventes d'armes controversées à l'Arabie saoudite et à d'autres alliés.

Pour Donald Trump, c'est non. Le président américain a  fait valoir son droit de veto mercredi 24 juillet à des résolutions du Congrès bloquant des ventes d'armes controversées à l'Arabie saoudite et à d'autres alliés. Ces résolutions, adoptées la semaine dernière, "affaibliraient la compétitivité de l'Amérique dans le monde et nuiraient aux importantes relations que nous avons avec nos alliés et partenaires", a dit M. Trump dans un courrier adressé au Sénat et diffusé par la Maison Blanche.

Elles "nuiraient également à la crédibilité des Etats-Unis en tant que partenaire fiable en envoyant le message selon lequel nous sommes prêts à abandonner nos partenaires et nos alliés au moment même où les menaces envers eux s'intensifient", a-t-il ajouté. Or l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis sont "un rempart contre les activités néfastes de l'Iran et de ses associés dans la région", et les ventes d'armes bloquées par le Congrès augmentent les capacités de ces deux pays alliés "à prévenir ces menaces et à se défendre contre elles", a-t-il jugé. "Pour ces raisons, il est de mon devoir de renvoyer (ces résolutions) au Sénat sans mon approbation."

Conflit au Yémen

Ces ventes d'armes d'une valeur de plusieurs milliards de dollars avaient été autorisées fin mai par l'administration Trump, qui avait contourné le Congrès en invoquant une situation d'urgence provoquée par l'Iran. Mais les élus de la Chambre des représentants, dont beaucoup se sont dits horrifiés par l'assassinat l'an dernier du journaliste saoudien Jamal Khashoggi par des agents de son pays, ainsi que par le conflit au Yémen, ont voté la semaine dernière pour une série de mesures visant à empêcher ces ventes aux Saoudiens et à leurs alliés émiratis notamment.

Le Congrès américain avait déjà approuvé début avril une résolution exhortant le président Trump à cesser toute assistance à la coalition menée par l'armée saoudienne, qui intervient depuis 2015 dans la guerre au Yémen contre les rebelles Houthis soutenus par Téhéran, ennemi commun de Ryad et Washington. Depuis l'intervention de la coalition, le conflit a fait près de 10.000 morts et provoqué "la pire crise humanitaire au monde", avec des millions de personnes au bord de la famine, selon l'ONU. Le rôle de l'Arabie saoudite dans les exactions commises contre les civils yéménites est régulièrement dénoncé par des organisations humanitaires et des responsables politiques du monde entier.

Mais pour le président américain, bloquer les ventes d'armes à Ryad et donc "restreindre la capacité de nos partenaires à produire et acheter des munitions de précision (...) prolongerait probablement la guerre au Yémen et approfondirait la souffrance qu'elle provoque""En minant les relations bilatérales des Etats-Unis et en entravant notre capacité à soutenir nos partenaires-clés à un moment crucial, loin d'aider, la résolution nuirait aux efforts en vue de mettre fin au conflit au Yémen", a-t-il affirmé, alors que "les Etats-Unis sont très préoccupés par l'impact du conflit sur les civils innocents""Et sans les munitions de précision, il est probable que davantage --pas moins-- de civils deviennent des victimes du conflit", a-t-il conclu.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/07/2019 à 1:30 :
Trump avait annoncé avant la présidentielle,qu'il allait sanctionner les pays qui soutiennent le terrorisme.L'AS était le premier pays visé,pourtant lorsqu'il est arrivé au pouvoir,le premier pays visité à été l'AS.C'est la continuation de l'accord de 45,avec les Saoud,qui régentent ce pays depuis très,très longtemps .En fait,ce n'est pas Trump qui gouverne,c'est les intérêts économiques américains,notamment des pétroliers qui priment.
L'AS est protégée militairement par les Usa,depuis 45.Sans cette protection,ce régime serait tombé depuis belle lurette.
a écrit le 25/07/2019 à 11:11 :
Comme d'habitude un raisonnement fragile mais qui tiens malgré tout la route, on imagine sans problème MBS y aller au lance flamme si besoin est mais qui cache forcément une pensée à long terme à la Trump forcément différente de cet énoncé proposé.

Je vois à peu près je pense, on est dans le même ordre d'idées que la reconnaissance de Jerusalemen comme capitale israélienne. Trump met les dirigeants politiques des pays dos au mur afin qu'ils assument ce qu'ils sont, ce qu'ils devraient être du moins.

Incroyablement intelligent, quel bonheur cet homme...
Réponse de le 26/07/2019 à 9:08 :
(deuxième réponse -_-)

@ multipseudos binaire:

"on imagine sans problème MBS y aller au lance flamme"

Est-ce que tu vois là dedans une déclaration d'amour envers l'AS ? NOn donc.

SIgnalé, j'insiste.

et si je peux pas répondre et-c, et-c... merci.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :